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La coop de Capitales Médias trop risquée

Un modèle d’affaires jugé hasardeux par Desjardins

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Capture d’écran, TVA Nouvelles Guy Cormier, le grand patron du Mouvement Desjardins depuis 2016, prononçait, hier, un discours devant le Cercle canadien de Montréal.

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Le Mouvement Desjardins a décidé de ne pas investir dans la coopérative de travailleurs qui souhaite relancer les journaux du Groupe Capitales Médias (GCM) parce qu’il jugeait son plan d’affaires trop risqué.

« La principale raison pour laquelle on ne va pas de l’avant dans le dossier de Capitales Médias, c’est [...] que le plan d’affaires qui nous a été présenté jusqu’à maintenant comporte un niveau de risque qui est, selon nous, supérieur à ce que le Mouvement Desjardins est prêt à prendre », a déclaré hier le PDG de la coopérative financière, Guy Cormier, en marge d’un discours prononcé au Cercle canadien de Montréal.

Le dirigeant a noté que « l’enjeu des médias écrits va au-delà de Capitales Médias ». 

« Je pense que comme société, [les difficultés de l’ensemble des médias écrits], ça devrait nous inquiéter tout autant, sinon plus, que la situation de Capitales Médias », a-t-il soutenu. 

M. Cormier a confié ne plus compter « le nombre de propriétaires de journaux au Québec qui ont communiqué avec Desjardins pour qu’on les supporte financièrement ».

Après le refus de Desjardins, le Fonds de solidarité FTQ s’est aussi désisté. Les deux institutions devaient apporter près du quart des 20 M$ requis pour remettre sur pied GCM. La coopérative a jusqu’à la mi-décembre pour boucler son financement.

Desjardins se dit néanmoins prêt à contribuer à un fonds qui viendrait en aide à l’ensemble de la presse écrite.

Hommage à Claude Béland

Par ailleurs, au lendemain de la mort de Claude Béland, Guy Cormier a voulu rendre hommage à celui qui a dirigé Desjardins de 1987 à 2000.

« C’est un homme qui n’avait pas peur de proposer du changement et je suis convaincu qu’il a positionné le Mouvement Desjardins pour le 21e siècle », a affirmé M. Cormier.

« Il n’y a pas un festival, un aréna ou une activité quelconque qui ne bénéficie pas, de près ou de loin, d’un certain soutien du Mouvement Desjardins, a-t-il ajouté. Je pense que ça fait partie du legs de M. Béland d’avoir un Mouvement Desjardins qui est présent sur le territoire, qui est engagé dans la société et qui contribue, encore aujourd’hui, au succès du Québec. »

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