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L'UPA, l’AQP et le CPQ se réjouissent de la fin de la grève au CN

L'UPA, l’AQP et le CPQ se réjouissent de la fin de la grève au CN
MAXIME DELAND/AGENCE QMI

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La fin du débrayage au CN a été accueillie avec soulagement par l’Union des producteurs agricoles (UPA), l'Association québécoise du propane (APQ) et le Conseil du patronat du Québec (CPQ), mardi.

Il s’agit d’une «excellente nouvelle, d’autant plus que la situation était devenue insoutenable pour un nombre grandissant de producteurs», a dit le président général l’UPA, Marcel Groleau, par communiqué.

De son côté, le CPQ a souligné que la reprise des activités normales de la compagnie ferroviaire «permet de limiter les dommages pour les employeurs ainsi que pour l’ensemble de la société».

«Après avoir vu le précipice de près, l'industrie du propane du Québec est soulagée a pour sa part mentionné Raymond Gouron, directeur général de l'AQP, par communiqué. Chaque jour de grève au CN impliquait un délai de rétablissement de trois ou quatre jours pour notre industrie, une complexe opération de réapprovisionnement va donc se déclencher dès demain matin.»

M. Gouron a cependant précisé que le retour à la normale pour ses clients au Québec est difficile à évaluer, notamment en raison d’une forte demande saisonnière dans le domaine de l’agriculture.

«En dépit d'une certaine congestion qui est attendue à Sarnia [en Ontario], il est clair que la production agricole animale et les séchoirs à grains qui sont présentement en situation critique figurent en haut de la liste des priorités de l'AQP», a-t-il confirmé.

L'Association québécoise du propane a salué le travail du gouvernement du Québec pour amoindrir les impacts de la pénurie de propane.

«Force est de constater que sans l'appui indéfectible de Québec l'issue de cette crise aurait été beaucoup plus incertaine, a déclaré M. Gouron. S'il y a une leçon que les Québécois, et leurs élus doivent retenir de cette crise, c'est que le propane est une source d'énergie indispensable pour notre économie, particulièrement en région.»

De son côté, l’UPA a souligné que cette crise doit pousser le gouvernement du Québec à revoir ses plans de contingence.

«Il y a déjà lieu d’entamer une réflexion sur le fil des événements et les responsabilités de tous et chacun. Une telle situation ne doit plus jamais se reproduire. C’est une question à la fois économique et de sécurité alimentaire», a dit M. Groleau.

De son côté, le CPQ estime qu’Ottawa doit revoir ses lois en matière de relation de travail concernant les domaines névralgiques de l’économie.

«Le CPQ demande à tous les paliers de gouvernement de mettre en place rapidement des mesures concrètes afin de s’assurer qu’une situation semblable ne se reproduit pas. Dans un pays aussi vaste que le Canada, le transport ferroviaire est essentiel pour assurer la stabilité économique ainsi que la fluidité commerciale et nous devons apprendre de la situation des derniers jours », a affirmé le président et chef de la direction du CPQ Yves-Thomas Dorval.

Le débrayage au CN a grandement limité les livraisons de propane de l’Ouest vers le Québec, ce qui a particulièrement nui aux producteurs de grain du Québec qui étaient déjà en retard dans leur récolte en raison de la météo.