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Signes religieux interdits pour les stagiaires: les étudiants menacent de se mobiliser

Signes religieux interdits pour les stagiaires: les étudiants menacent de se mobiliser
Photo Simon Clark

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Le ministre Jean-François Roberge doit rappeler à l’ordre les commissions scolaires qui refusent des stagiaires portant des signes religieux, sans quoi il fera face à une importante mobilisation étudiante cet hiver.  

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C’est le message lancé par les représentants des étudiants en enseignement, qui se sont présentés mardi à l’Assemblée nationale.    

«Si le gouvernement persiste dans sa volonté d’interdire la profession enseignante à nos membres, collègues et amis, il peut s’attendre à faire face à une mobilisation étudiante importante cet hiver», a affirmé Guillaume Bertrand, de l’Association des étudiants en éducation de l’Université de Montréal.    

Il signale ironiquement que deux seules catégories de personnes au Québec n’ont pas accès à la profession enseignante: les personnes ayant un dossier criminel et celles qui arborent un signe religieux.    

Guillaume Bertrand a lu le témoignage de deux étudiantes en enseignement qui devront dire adieu à leur rêve en raison de la Loi sur la laïcité de l’État, adoptée sous bâillon en juin dernier.    

Si les deux jeunes femmes ne souhaitaient pas être présentes à la conférence de presse, «c’est que chaque fois qu’elles prennent la parole publiquement [...] elles sont [victimes] d’intimidation et de représailles», a-t-il insisté.    

Selon lui, une quarantaine d’étudiantes en enseignement, majoritairement des jeunes femmes de confession musulmane, sont victimes de la loi caquiste qui interdit les signes religieux chez les employés de l’État en position d’autorité, incluant les enseignants.    

Présidente de l’Association des étudiants en enseignement secondaire de l’Université Laval, Stéphanie Bédard réclame du ministre de l’Éducation qu'il déclare clairement que les stagiaires ne sont pas visés par la loi 21.    

Selon elle, les étudiantes qui portent des signes religieux ont été «sacrifiées sur l’autel de la laïcité, qui ne correspond pas aux désirs de toute une génération de Québécois et Québécoises».    

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