/news/education
Navigation

Une dizaine de groupes demandent de mettre sur la glace l'abolition des commissions scolaires

Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier
Photo d'archives, Simon Clark Le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier

Coup d'oeil sur cet article

Des syndicats, des regroupements de commissions scolaires et divers acteurs du milieu de l'éducation ont uni leurs voix, mardi, pour réclamer que le gouvernement mette sur la glace son projet de loi visant à réformer le modèle des commissions scolaires au Québec. 

Les différents groupes souhaitent que mettre de côté le projet de loi permette de mener une réflexion sur l'avenir de l'école publique au Québec. 

Ils ont formulé de nombreuses critiques envers ce projet phare du gouvernement Legault, porté par le ministre de l'Éducation Jean-François Roberge. Ils déplorent notamment qu'il érodera la démocratie scolaire et même au niveau provincial, s'il est adopté sous bâillon, en plus de diminuer l'influence des parents dans le système scolaire. 

«Le projet de loi no 40 propose un modèle de gouvernance qui est complexe, déroutant, compliqué et difficile à mettre en œuvre. De plus, il limite les droits constitutionnels de la minorité linguistique anglophone de contrôler et gérer notre système scolaire», a, entre autres, dénoncé le président de l'Association des commissions scolaires anglophones du Québec, Dan Lamoureux, par communiqué. 

«Aucun brassage de structures n'a apporté les économies et l'efficacité promises. Notre école publique mérite une vraie réflexion, avec tous les partenaires», a renchéri le président de la Fédération des commissions scolaires du Québec, Alain Fortier. 

Le projet de loi prévoit que le réseau anglophone pourra conserver son fonctionnement. Par contre, les élections scolaires visant à élire le conseil d'administration des commissions scolaires disparaîtront du décor dans le réseau scolaire francophone. 

«Le projet de loi 40 ne respecte ni la charte canadienne, ni la charte québécoise, ni le principe constitutionnel qu'il ne peut y avoir de taxation sans représentation», a d'ailleurs souligné le professeur de droit Daniel Turp, par communiqué. 

Les groupes qui demandent un rapport de la Loi 40  

  • L'Association des commissions scolaires anglophones du Québec 
  • Le collectif Debout pour l'école! 
  • La Fédération autonome de l'enseignement 
  • Le Comité de parents de la CSDM 
  • L'organisme Je protège mon école publique 
  • La Confédération des syndicats nationaux (CSN) 
  • Le Mouvement L'école ensemble 
  • La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) 
  • Daniel Turp, Professeur titulaire à la Faculté de droit de l'Université de Montréal 
  • La Centrale des syndicats du Québec (CSQ) 
  • Association des administrateurs des écoles anglophones du Québec 
  • La Quebec federation home & school association 
  • La Fédération des commissions scolaires du Québec