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Encourager les jeunes filles à embrasser les sciences: retour de la Semaine de la rose blanche

Encourager les jeunes filles à embrasser les sciences: retour de la Semaine de la rose blanche
TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

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La sixième édition de la Semaine de la rose blanche revêt une signification particulière cette année, alors que Polytechnique Montréal souligne le 30e anniversaire du féminicide ayant fait 14 victimes, le 6 décembre 1989, dans les murs de cette institution montréalaise.

La Semaine de la rose blanche vise à encourager les jeunes filles à s’intéresser aux sciences, aux technologies et au génie.

Cette campagne permet d’offrir des roses blanches virtuelles par l’entremise du site roseblanche.org. Tout achat de roses équivaut à un don à Folie Technique, le camp d’été scientifique de Polytechnique Montréal.

Les sommes amassées, a-t-on précisé mercredi, par communiqué, permettent d’offrir la chance à de jeunes filles provenant de milieux défavorisés à l’occasion de prendre part à des activités de sensibilisation aux sciences.

Une rose blanche virtuelle, vendue 10 $, permet par exemple de défrayer le coût de transport d’une jeune participante pour se déplacer jusqu’au camp de jour. Les autres tarifs sont de 50 $ pour 14 roses blanches virtuelles, don qui permet de payer le matériel, et de 200 $ pour 25 roses, lequel permet à une jeune fille de participer au camp estival scientifique de Folie Technique.

Depuis sa mise sur pied en 2014, la Semaine de la rose blanche a amassé 65 000 $. Près de 8850 jeunes filles ont pu prendre part à des ateliers scientifiques en classe et se rendre au camp scientifique estival de Folie Technique. Toutefois, les besoins sont encore plus grands, tant la demande est forte.

«Je suis très reconnaissance envers Folie Technique d’avoir offert à mes filles de participer gratuitement au camp de jour», a dit Annie Savoie, étudiante en enseignement et mère de deux jeunes filles.

«Non seulement celui-ci leur a fait découvrir l’univers des sciences, mais il leur a aussi permis d’agrandir leur cercle d’amis et de côtoyer des monitrices et des moniteurs positifs et motivés qui leur ont transmis leur passion scientifique, a-t-elle ajouté. Le fait d’être une fille ne devrait pas dicter les intérêts, et en ce sens, le camp de Folie Technique prouve que tout le monde peut s’intéresser aux sciences et y exceller.»