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Le mauvais numéro

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Certains libéraux comptaient ajouter une teinte de nationalisme en incitant l’ex-président de l’UMQ, Alexandre Cusson, à se lancer dans la course à la chefferie. Ils ont cependant tiré le mauvais nom. Monsieur Cusson risque d’être un boulet encore plus lourd que Dominique Anglade, sa rivale sur qui le ciel s’est effondré depuis une semaine.

Pas toujours silencieux

Alexandre Cusson était plus volubile en marge de la dernière élection fédérale qu’il ne l’a été au congrès du PLQ. Il vaut peut-être mieux se taire et paraître idiot que de parler et l’être. Il a toutefois manqué une occasion de se taire en saluant la hardiesse de Justin Trudeau de vouloir tasser les provinces et mener les projets d’infrastructure directement avec les villes.

C’est au congrès de la Fédération canadienne des municipalités, début juin, que monsieur Trudeau avait manifesté cette intention de financer directement les projets des villes. Le dessein a vite été réprouvé par l’Assemblée nationale, PQ et CAQ en tête. Les libéraux emboîtèrent le pas tièdement en soulignant les insatisfactions des municipalités et l’ouverture du maire Cusson à l’idée fédérale.

Encore en septembre, Alexandre Cusson réclamait un partenariat entre Ottawa et les municipalités. Pour lui, l’accès direct permettrait d’éviter de s’embourber dans le « chichi » entre les gouvernements du Québec et du Canada. 

Que dire aujourd’hui de celui qui voudrait être premier ministre du Québec et qui demandait hier au fédéral de passer par-dessus ?

Réparer la gaffe

Pour les bonnes ou mauvaises raisons, le nationalisme identitaire est prégnant dans notre paysage politique et les partis qui aspirent au pouvoir doivent le considérer. En appuyant­­­ le premier ministre canadien pour passer outre les compétences du Québec, Alexandre Cusson s’est disqualifié !

Les libéraux devraient se presser de piger un meilleur numéro s’ils veulent espérer reprendre un peu de terrain chez les francophones au prochain rendez-vous électoral.