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Deux organismes de santé publique s'attaquent au programme Inspire de la SAQ

Deux organismes de santé publique s'attaquent au programme Inspire de la SAQ
Photo d'archives Agence QMI, JEAN-FRANCOIS DESGAGNES

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Deux groupes militants pour la santé publique et la prévention croient que le gouvernement Legault devrait s'attaquer à la banalisation de l'alcool, entre autres en mettant la hache dans le programme de fidélisation Inspire de la Société des alcools du Québec (SAQ).

Inquiets de voir que la banalisation et la surconsommation d'alcool font toujours partie des mœurs, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et l’Association des spécialistes en médecine préventive du Québec (ASMPQ) ont décidé de profiter de l'arrivée du temps des Fêtes pour interpeller le gouvernement.

«L’État aurait intérêt à s’attaquer au marketing de l’alcool. Par exemple, le programme de fidélisation Inspire ne devrait pas être permis à une société d’État en situation de monopole», a exprimé la présidente de l’ASMPQ, Dre Isabelle Samson, dans un communiqué publié jeudi.

Celle-ci fait d'ailleurs valoir que la Société québécoise du cannabis (SQDC) n'a pas le droit de promouvoir ses produits de la sorte, même si elle est une filiale de la SAQ.

«Des stratégies marketing qui réduisent le coût de l’alcool et les nombreuses publicités ciblées de la SAQ constituent des tactiques promotionnelles qui influencent directement nos comportements d’achat et qui s’inscrivent dans une logique de profitabilité. L’alcool coûte beaucoup plus cher à l’État qu’il ne lui rapporte: c’est contre-productif!» a renchéri une porte-parole de l'ASPQ, Marianne Dessureault.

Les deux organismes rappellent qu'environ quatre Québécois sur cinq boivent de l'alcool, dont un sur cinq qui le fait de façon excessive.

Par ailleurs, les organisations réclament que le gouvernement abaisse le seuil de tolérance pour l'alcool au volant à 50 mg d'alcool par 100 ml de sang (0,05), contre 80 mg (0,08) actuellement.