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Le compostage débarque dans 22 écoles montréalaises

Le compostage débarque dans 22 écoles montréalaises
GUILLAUME CYR/24 HEURES/AGENCE QMI

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La Ville de Montréal a décidé de mettre sur pied un projet pilote de collecte de résidus alimentaires dans 22 écoles de la métropole et l’école Notre-Dame-de-la-Paix, de Verdun, a montré l’exemple en affichant ses résultats des trois dernières semaines.

«Le service de garde a commencé en premier l’expérience de la collecte depuis trois semaines et on a vu une diminution de 32 à 28 sacs de déchets», a résumé le directeur de l’école, Jean-Pierre Nicolas.

Les élèves, pour leur part, ont commencé lundi après une courte formation. En travail d’équipe, des élèves de plusieurs classes s’entraident pour ramasser les petits et moyens bacs, dispersés un peu partout dans l’école.

La brigade verte, composée d’une douzaine d’élèves possédant la mission de collecter les résidus alimentaires, était bien heureuse d’être sur place pour expliquer leur rôle à jouer dans cette histoire.

«Tous les trois jours, quand notre plus petit bac est plein, on va le porter dans les plus gros et on aide aussi les plus petits», a mentionné Ophélie Séguin, une élève de quatrième année.

Travail d’équipe

Selon le directeur et la Ville, l’intérêt du compostage était présent chez les jeunes depuis longtemps. Ce sont eux qui ont insisté pour mettre en place ce projet pilote.

«Douze élèves ont embarqué dans l’expérience de la brigade verte [...] Un peu plutôt aujourd’hui, une élève est venue avec un livre pour montrer qu’il était possible de composter de la gomme baloune», a illustré M. Nicolas.

Le corps enseignant, le concierge et les élèves s’impliquent dans ce projet afin d’en assurer le succès, a indiqué M. Nicolas.

700 écoles

À terme, l’administration montréalaise vise un déploiement du compostage dans 700 écoles primaires et secondaires de Montréal.

Cette décision fait partie du plan directeur de gestion des matières résiduelles 2020-2025 de l’administration Plante.

Laurence Lavigne Lalonde, responsable de la transition écologique dans le comité exécutif, avoue vouloir aller chercher plus de données sur les collectes de résidus alimentaires avec cette expérience, quasi inexistante pour le moment.

«C’est difficile pour la Ville d’évaluer ça représente combien cette matière-là et aussi voir les outils dont auront besoin les écoles», a-t-elle souligné.