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Le bonheur, ce n’est pas pour moi

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Je vivais une histoire d’amour clandestine avec un ami d’enfance depuis sept ans. Jeunes, on avait eu une petite histoire ensemble, mais elle avait été sans lendemain. Puis au hasard d’un party, on est tombé dans les bras l’un de l’autre. J’avais 35 ans, lui 41. Il était marié et avait un fils handicapé. J’étais en couple, mais sans enfant. Il m’a tout de suite mise en garde contre toute envie de vivre avec lui puisque, à cause du handicap de son fils, il n’entendait pas se séparer de la mère, même s’il ne l’aimait plus. J’ai quand même quitté mon conjoint pour me rendre totalement disponible pour lui.

Toujours dans la plus totale discrétion, on se voyait chez moi une à deux fois par semaine, et certaines semaines, pas du tout. Mais ça me suffisait puisque je l’aimais sans limites. Je n’avais droit qu’aux miettes de son temps, mais je me disais qu’un jour, ce serait différent puisqu’on allait être ensemble pour vrai.

Certains doivent penser que je suis un peu timbrée et très naïve pour me contenter de si peu. Mais je l’aimais tellement que je ne me rendais même pas compte que je n’étais qu’un acces-soire dans sa vie. Mes amies me disaient souvent que je perdais mon temps puisqu’il ne me disait jamais « je t’aime » et ne m’offrait jamais de cadeaux. Mais dans ma tête, je restais convaincue qu’il allait compenser un jour.

Et un jour, il m’a annoncé qu’il quittait sa femme pour une autre, mais cette autre, ce n’était pas moi. C’était une jeune fille rencontrée lors d’un voyage d’affaires et dont il était tombé follement amoureux. Il m’a gentiment remercié pour les belles années passées avec moi et il est parti. C’est arrivé il y a un an et je ne m’en remets pas. 

Une blessure sur deux pattes

Je ne sais pas pourquoi vous m’écrivez puisque vous ne me demandez rien. Peut-être pour marquer un tournant dans votre chemin de larmes ? Peut-être pour vous signifier à vous-même qu’il faut vous décider à cicatriser pour partir vers autre chose ? Quelle que soit votre raison de le faire, je ne vous en souhaite pas moins la force de vous donner les moyens d’oublier, pour reprendre le chemin du bonheur. Car contrairement à ce que vous dites dans le titre de votre lettre, vous y avez droit. Mais l’atteindre, ça relève de votre responsabilité. Et sincèrement, vous vous devez bien ça !