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Offrir de meilleurs avantages sociaux, un excellent outil de recrutement

Offrir de meilleurs avantages sociaux, un excellent outil de recrutement
Illustration Adobe Stock

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Depuis deux décennies, les employeurs n’ont cessé de rogner dans les régimes d’assurance collective, mais depuis peu, le vent tourne. Oui, des améliorations commencent à apparaître dans les programmes d’avantages sociaux.

Avec toutes les difficultés qu’éprouvent les entreprises à recruter, il fallait s’y attendre. Le gros bout du bâton se trouve désormais du côté des employés, tellement que des candidats ne daignent même plus se présenter en entrevue d’embauche si la couverture d’assurance n’est pas le moindrement séduisante.

Télémédecine

Ainsi, des entreprises commencent à offrir à leur personnel un service de télémédecine. Les employés ont alors droit à des consultations à distance avec un médecin ou une infirmière, ce qui permet d’éviter l’attente en clinique pour des problèmes de santé mineurs.

Mais ce que les travailleurs préfèrent encore, ce sont les « classiques » qu’ils se sont vu retirer avec le temps. Ils exigent des couvertures pour les lunettes et les soins dentaires. Cela manifeste toutefois une mauvaise compréhension de ce qui fait un bon régime d’assurance collective.

Lunettes, de la poudre aux yeux

Le remboursement des lunettes, perçu de manière très positive, ne procure aucun bénéfice. Comme tous ceux qui souscrivent à cette option achèteront éventuellement des lunettes, l’assureur ne fait qu’administrer de l’argent qui rentre sous forme de primes, et qui sort sous forme de remboursements, en se prenant une cote au passage.

C’est un peu la même chose avec les soins dentaires. Si l’assureur doit rembourser, disons, 50 000 $ en soins dentaires pour un groupe, il lui exigera 60 000 $ de primes. Évidemment, cette protection devient avantageuse pour un employé à partir du moment où son employeur paye une bonne partie des primes et qu’il visite son dentiste régulièrement, ce qui n’est pas toujours le cas.

Dans les PME, les travailleurs n’ont pas le choix des niveaux de protection, au contraire des employés de la grande entreprise. Pour ceux-là, avant d’opter pour l’assurance dentaire maximale, il est recommandé de gonfler d’abord le volet d’assurance salaire : une invalidité de longue durée peut être ruineuse, mais rarement un traitement de canal.

Quant aux lunettes, à moins d’éprouver des difficultés à épargner pour se payer ses montures et ses examens, mieux vaut ignorer cette option.

Qu’est-ce qu’un bon plan ?

  • Une solide assurance salaire (invalidité) dont les prestations sont versées jusqu’à 65 ans.
  • Le remboursement des frais médicaux et paramédicaux.
  • Une assurance décès et mutilation accidentelle (DMA) qui couvre une année de salaire, au moins.