/world/europe
Navigation

Deux morts dans une attaque à l’arme blanche à Londres, le suspect tué par la police

Coup d'oeil sur cet article

L’attaque au couteau survenue vendredi à London Bridge, dans le centre de Londres a fait deux morts et trois blessés, a indiqué la police. 

• À lire aussi: L’héroïsme de passants salué

« C’est avec le cœur lourd que je dois vous informer qu’en plus du suspect qui a été abattu par la police, deux blessés dans cette attaque à London Bridge ont perdu la vie », a indiqué la patronne de Scotland Yard Cressida Dick, lors d’une conférence de presse. 

« Je peux désormais confirmer que (l’attaque) a été déclarée acte terroriste », a indiqué à la presse le chef de la police antiterroriste, Neil Basu. Le suspect, qui portait sur lui un engin explosif factice, a été « blessé par balles » par la police et il est « mort sur place », a-t-il ajouté.     

AFP

La police a indiqué avoir été appelée à 13H58 (heure de Londres) pour une attaque au couteau près de London Bridge, un pont et une importante gare du centre de la capitale britannique. La zone, où se trouvent de nombreux bureaux et lieux de sortie, ont été bouclés et la station fermée.     

Des images circulant sur le réseau social Twitter montraient notamment des policiers armés pointer leur arme vers une personne à terre.       

« J’ai vu un homme tomber à terre, avec un couteau à côté de lui » après « plusieurs coups de feu », a raconté à l’AFP un homme travaillant dans des bureaux en face du pont, évaluant à une dizaine de policiers et plusieurs chiens le dispositif pour neutraliser le suspect.     

Une vidéo qu’il a tournée depuis son lieu de travail vers 14H30, visionnée par l’AFP, montre une personne évacuée sur un brancard et une autre, blessée à l’épaule, être accompagnée par des ambulanciers.     

Soutiens internationaux  

«Le Canada est solidaire du Royaume-Uni après l’attaque terroriste présumée d’aujourd’hui à Londres. Nous saluons les premiers intervenants et les gens qui sont intervenus avec courage», a mentionné le premier ministre Justin Trudeau.     

Le Royaume-Uni « ne sera jamais (...) divisé ou intimidé par ce type d’attaque », a prévenu le premier ministre Boris Johnson à la télévision britannique, assurant que « toute personne impliquée dans ce crime et ces attaques sera(i)t traquée et présentée à la justice ».      

L’attaque est désormais « contenue », mais le public doit rester « vigilant », a poursuivi le dirigeant conservateur, qui a reçu des soutiens de l’étranger.        

AFP

« Les États-Unis condamnent avec force toutes les violences horribles contre des innocents et nous assurons de notre soutien sans réserve notre allié, le Royaume-Uni », a déclaré un porte-parole de la Maison-Blanche.     

« Très attristé », le nouveau président du Conseil européen, Charles Michel, a estimé que « la lutte contre le terrorisme est une bataille commune ».      

« Rester unis »  

« Nous allons rester unis et déterminés face au terrorisme. Ceux qui cherchent à nous attaquer et nous diviser ne réussiront jamais », a-t-il poursuivi, appelant les Londoniens à la « vigilance ».      

AFP

Selon son porte-parole, Boris Johnson avait quitté sa circonscription à l’ouest de Londres pour être informé des derniers éléments de l’enquête, à la suite de cette attaque survenue à quelques jours d’un sommet de l’OTAN réunissant à Londres mardi et mercredi de nombreux chefs d’État dont Donald Trump et Emmanuel Macron, et à moins de deux semaines des législatives du 12 décembre.     

Le dirigeant a indiqué que l’opportunité de poursuivre la campagne électorale serait « examinée au cours des prochaines heures ».     

Niveau d’alerte abaissé  

Comme plusieurs autres utilisateurs de Twitter, un journaliste de la BBC a dit avoir entendu des coups de feu et vu un homme mis à terre par les forces de l’ordre alors qu’il traversait le pont.       

« Il semblait y avoir une bagarre en cours de l’autre côté du pont, avec plusieurs hommes attaquant un homme », a raconté le journaliste, John McManus, à la BBC.     

AFP

En juin 2017, une camionnette avait foncé sur la foule sur le London Bridge, avant que ses trois occupants ne poignardent des passants dans le Borough Market. Bilan: huit morts et une cinquantaine de blessés.      

C’était l’un des attentats revendiqués par le groupe djihadiste État islamique (EI) qui avaient frappé le Royaume-Uni cette année-là.      

En mars 2017, un homme avait foncé dans la foule avec son véhicule sur le pont de Westminster avant de poignarder mortellement un policier devant le Parlement, faisant en tout cinq morts.       

Deux mois plus tard, 22 personnes (dont des enfants) avaient péri lors d’une attaque à la fin d’un concert d’Ariana Grande, à Manchester.      

AFP

Depuis, la menace terroriste semblait avoir un peu reculé: au début du mois de novembre, le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni avait été abaissé, passant de « grave » à « substantiel », le risque d’un attentat étant désormais considéré comme « probable », et non « hautement probable ».