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La police fera souffler plus d’automobilistes

Les policiers n’ont plus besoin de suspecter un problème pour imposer l’éthylomètre

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Gare aux excès lors des partys de bureau et des soirées entre amis. Tous les automobilistes sont plus que jamais susceptibles de devoir souffler dans un éthylomètre s’ils se font intercepter par des policiers.  

«Le but est simple, on veut enlever des routes ceux qui conduisent avec les capacités affaiblies», a insisté hier le capitaine Paul Leduc, de la Sûreté du Québec (SQ), à l’occasion du lancement de l’opération nationale concertée contre l’alcool et la drogue au volant.    

Auparavant, les policiers devaient avoir le soupçon qu’un conducteur roulait avec les capacités affaiblies pour l’obliger à fournir un échantillon d’haleine.    

Ce soupçon n’est plus nécessaire depuis moins d’un an, après la mise en vigueur du dépistage obligatoire.    

Pour la première fois pour la période des Fêtes, les policiers entendent préconiser intensément cet outil.    

«Ce soir [hier] sur nos barrages, tout le monde va souffler. Et ça va continuer», avertit le capitaine Leduc.    

Jusqu’au 2 janvier, tous les corps de police du Québec intensifieront leurs interventions auprès des automobilistes. L’opération nationale a été lancée hier soir à Trois-Rivières.    

Pas moins de 17 corps de police étaient présents. D’autres barrages routiers se sont aussi tenus un peu partout dans la province.    

«Chaque année, on s’annonce, on dit qu’on va être sur les routes. Tout le monde sait qu’on fait des barrages routiers dans le temps des Fêtes. Malgré tout, l’an dernier, 960 personnes ont été arrêtées [dans le cadre de l’opération de 2018] pour avoir conduit avec les capacités affaiblies», déplore le policier Leduc, responsable du Service de la sécurité routière à la SQ.    

Tout le monde sort  

Le slogan de l’opération de cette année est « Vous sortez ? Nous aussi. »    

Les policiers veulent ainsi avertir les automobilistes qu’ils comptent être présents et sévir contre ceux qui prennent le risque de conduire après avoir abusé d’alcool ou avoir consommé de la drogue.    

«Notre message est : planifiez vos déplacements. Je crois qu’aujourd’hui, avec toutes les alternatives qui existent, comme le transport en commun, les services de raccompagnement ou le taxi, il n’y a plus d’excuse pour prendre son véhicule», lance le capitaine Leduc.    

«Surtout sachant que le scénario final peut être ton décès, celui d’un être cher, ou celui d’un inconnu qui a lui-même une famille», ajoute-t-il, précisant que l’an dernier 19 personnes ont perdu la vie sur les routes en raison de l’alcool au volant seulement pendant la période des Fêtes.    

Il rappelle que l’alcool au volant est la troisième cause de collisions mortelles dans la province.    

Malgré tout, on remarque au pays une certaine prise de conscience sociale par rapport à l’alcool au volant, note-t-il.    

«Mais on en attrape encore 5000 par année sur les routes. Et encore 100 personnes risquent de mourir l’an prochain parce qu’ils ont eu les capacités affaiblies. Je trouve ça inacceptable», lance-t-il.     

► Les raccompagnements de l’Opération Nez Rouge débutent ce soir.  

  

L’alcool et la drogue au volant au Québec        

  • 110 : Nombre annuel moyen de décès causés par l’alcool au volant de 2013 à 2017    
  • 220 : Nombre annuel moyen de blessés graves causés par l’alcool au volant de 2013 à 2017    
  • 20 % : Pourcentage des conducteurs qui avaient les facultés affaiblies par du cannabis de 2013 à 2017    
  • Les hommes de 20 à 44 ans sont surreprésentés dans les conducteurs décédés testés positifs pour l’alcool.        

Source : Sûreté du Québec