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Un jeune garçon autiste de huit ans ira à l’école

Une nouvelle classe adaptée à l’école des Écrivains

Cathy Desormeaux et son fils Félix Bissonnette Desormeaux.
Photo Pascal Huot Cathy Desormeaux et son fils Félix Bissonnette Desormeaux.

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Le jeune garçon autiste de 8 ans, qui n’a pas pu retourner à l’école depuis la confirmation de son diagnostic en mai dernier, aura finalement accès à une classe spéciale en janvier.

Le Journal a rapporté la semaine dernière l’histoire de Félix Bissonnette Desormeaux qui se voyait privé d’école depuis cinq mois en raison du manque de personnel et de classes spéciales à l’école internationale de Saint-Sacrement, à Québec. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a rapidement réagi vendredi dernier en se disant choqué.

« C’est sûr qu’il faut trouver une classe pour ce petit garçon-là », avait-il alors lancé en assurant avoir mandaté son sous-ministre de contacter la Commission scolaire de la Capitale. Trois jours plus tard, Cathy Desormeaux, la mère du garçon, recevait un appel de la commission scolaire.

Un nouveau départ

Félix quittera donc officiellement son ancien établissement scolaire pour étudier à l’école des Écrivains, à partir de lundi prochain. Une éducatrice spécialisée l’accompagnera une heure par jour en attendant l’ouverture d’un groupe adapté au retour des classes, après les Fêtes.

Selon Mme Desormeaux, bien que Félix soit très peu loquace du haut de ses 8 ans, il a tout de même admis être soulagé de la tournure des événements.

« Quand je lui ai expliqué qu’il allait être encadré et qu’il ne serait pas constamment derrière un pupitre alors que ça crie et que ça bouge autour de lui, il m’a dit : “Je suis content, maman, parce que ça me faisait peur”. »

Il pourra également passer des périodes de 30 minutes avec les autres enfants, lorsqu’il sera prêt.

Soulagement

Bien évidemment, c’est un soulagement pour Mme Desormeaux qui ne savait plus où demander de l’aide.

« Quand j’ai vu que le ministre Roberge [allait s’impliquer directement dans le dossier], j’étais partagée entre la joie et les larmes. Quand on revient d’une année aussi difficile que celle par laquelle on est passé et qu’enfin il y a une porte de sortie, ça fait du bien », confie-t-elle au Journal.

Qui plus est, l’état du petit garçon s’améliore peu à peu. Demeurant dans une résidence intermédiaire spécialisée depuis plusieurs semaines, il devrait pouvoir revenir habiter chez lui d’ici le temps des Fêtes.