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À peine 254 moutons sur 14 600 sauvés d’un naufrage

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Les opérations de secours pour tenter de sauver quelque 14 600 moutons piégés en mer Noire dans les cales d'un cargo naufragé ont pris fin après cinq jours d'intervention qui n'ont permis de sauver que 254 bêtes, a-t-on appris samedi de sources concordantes. 

Couché sur le flanc depuis dimanche dernier à quelques centaines de mètres du port roumain de Midia (sud-est), le navire devrait être prochainement renfloué: «dès que la situation le permettra, le bateau sera redressé et remorqué jusqu'au quai. Les carcasses d'animaux seront ensuite extraites des cales et envoyées à l'incinérateur», a indiqué à l'AFP Ana-Maria Stoica, porte-parole de l'Inspectorat pour les situations d'urgence. 

Le navire, dont le naufrage est survenu pour une raison encore inconnue, devait acheminer sa cargaison de moutons roumains en Arabie Saoudite. 

En cinq jours, 254 moutons ont pu être sortis du Queen Hind, un cargo battant pavillon de Palau, a précisé l'association de protection animale Arca Animal Rescue & Care sur sa page Facebook. 

L'association évoque «une forme de cauchemar». Elle estime que si l'intervention avait été plus rapide, «des milliers (d'animaux) auraient pu être sauvés». 

Les 21 membres d'équipage, comprenant vingt Syriens et un Libanais, avaient été ramenés à terre sains et saufs dès dimanche, après le chavirage. 

La catastrophe de Midia a relancé le débat autour du transport d'animaux vivants depuis la Roumanie, qui est l'un des principaux fournisseurs de moutons pour les pays arabes. 

Le premier ministre Ludovic Orban, très critique sur la gestion de la crise par les autorités locales, a rappelé vendredi qu'un projet de loi encadrant plus strictement ce type d'exportation était en discussion au parlement. 

Troisième éleveur d'ovins au sein de l'Union européenne, la Roumanie a exporté ces deux dernières années deux millions de bêtes, notamment vers la Jordanie, la Libye et la Jordanie. 

Après l'accident, un responsable de l'ONG Animals International avait affirmé que le navire était surchargé. 

Les associations avaient déjà dénoncé les conditions de ces traversées, notamment durant les fortes chaleurs estivales.