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Accusé d’agression sexuelle, il plaide la sexsomnie

Accusé d’agression sexuelle, il plaide la sexsomnie
New York Daily News | Via Twitter

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VANCOUVER - Un homme de Vancouver a prétendu avoir eu un épisode de sexsomnie pour justifier son absence de souvenir d'une relation intime avec une femme qui l’accuse d’agression sexuelle après un rendez-vous à l'aveugle.  

L’homme d’affaires Karl Richard Antonius, 51 ans, a plaidé non-coupable mardi à la Cour suprême de Colombie-Britannique, parce qu’il serait atteint de ce type de somnambulisme particulier, reconnu en psychiatrie, aussi rare chez l’humain que dans une défense lors d’un procès.  

La sexsomnie peut toucher les deux sexes et la personne qui en est atteinte n’a aucun souvenir de ses gestes à caractère sexuel.  

Selon le Vancouver Sun, la victime présumée, dont l’identité est protégée par un interdit de non-publication, a indiqué en cour qu’après le rendez-vous, elle est retournée à l’appartement de l’accusé, situé à l’hôtel Fairmont Pacific Rim, au centre-ville de Vancouver.  

Elle aurait perdu ses clefs et a demandé à l’accusé s’il pouvait l’héberger. Elle ne cherchait pas à avoir de relations avec lui.  

Antonius lui aurait prêté un short et un chandail avant qu’elle aille se coucher dans son lit. Il a tenté une approche, mais elle a repoussé sa main, a-t-elle dit.  

Mais dans la nuit, elle a été réveillée par l’homme, qui avait entamé les ébats sans son consentement.  

Le président de la compagnie minière Boreal Metals Corp. a avoué avoir tenté une approche au moment du coucher, en lui mettant la main aux fesses. Mais il s’est endormi par la suite. «L’idée était juste de se câliner puis d’aller dormir», a-t-il déclaré, selon le Vancouver Sun.  

Son souvenir suivant l’endormissement aurait été d’être devant le réfrigérateur de la cuisine, sans qu’il sache comment il a pu arriver là.  

Il est retourné dans la chambre et a vu que la victime présumée était enfermée dans la salle de bains. Il a alors voulu prendre de ses nouvelles.  

Elle lui a répondu qu’elle avait parlé à un ami et qu’elle souhaitait rentrer chez elle, avant de jurer à voix basse.  

Antonius pensait alors qu’elle était fâchée de s’être enfermée à l’extérieur de chez elle.  

La victime présumée et l’accusé se sont alors habillés et il l’a raccompagnée à un taxi.  

Le procès reprendra en janvier, avec les rapports d’expert sur la sexsomnie.