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Chercher l’équilibre

David Giguère
Photo Agence QMI, Dominick Gravel David Giguère

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David Giguère n’est pas l’artiste le plus pressé. Après son deuxième album, Casablanca, paru en 2014, il a passé les cinq années suivantes à plancher sur ce qui allait devenir son troisième opus, Constance. Le Journal s’est entretenu avec celui que l’on a principalement vu comme comédien au théâtre et à la télévision, ces dernières années.

Ton nouvel album comprend des chansons écrites entre 2015 et 2019. Pourquoi avoir pris autant de temps avant de le faire paraître ?

« Dans ma tête, je pensais qu’on allait travailler sur l’album pendant un an avant de le sortir. J’étais avec le réalisateur Jonathan Dauphinais, qui a vraiment agi comme un capitaine de bateau tout le long. Mais au fil du temps, on essayait d’autres avenues. Joseph Marchand a fini par se greffer à nous. Là, j’ai juste hâte que les gens l’écoutent ! »

Dans le livret de l’album, le comé­dien Emmanuel Schwartz est crédité comme conseiller dramaturgique. Qu’a-t-il fait sur l’album ?

« Manu est un bon ami. Il est un comé­dien émérite et un dramaturge. Je compose les tounes et la musique chez moi. Et après, je vais lui jouer ce que j’ai et il me donne ses commentaires. C’est un œil extérieur pour les textes, quelqu’un qui me suit sur le plan de l’histoire. »

L’album comprend plusieurs titres de chansons en anglais, même si les pièces sont francophones. Pour quelle raison ?

« Dans mes autres albums, les titres de tounes étaient souvent par rapport à des lectures que je faisais. Quand je compose, j’écoute peu de musique, mais je lis beaucoup. Et les cinq dernières années, je me suis mis à lire seulement en anglais. Il y a des mots et des phrases qui sont ressortis de ces lectures. Et je voulais les mettre comme titres de chansons même si le reste du texte était en français. »

Quelle est la signification du titre de l’album, Constance ?

« Quand j’ai regardé l’album dans son ensemble, avec les thématiques abordées, je me suis rendu compte que ce qui solutionnerait toutes les problématiques exprimées dans les tounes, c’est la constance. »

On te connaît à la fois comme musicien et comme comédien. Dans ton cœur, y a-t-il un métier qui prend plus d’importance que l’autre ?

« Pour moi, c’est vraiment un équilibre. Je ne pourrais pas échanger l’un pour l’autre. Il y a quelque chose dans le fait de faire les deux qui me plaît. Quand j’avais sept ans, j’ai demandé à mon père de suivre des cours de théâtre. J’ai ensuite fait l’école de théâtre [à Lionel-Groulx]. Et pendant ce temps-là, j’ai touché à la musique. Ç’a pris de l’importance et c’est devenu une évidence que je ne pouvais pas faire l’un ou l’autre. Pour moi, les deux sont vraiment essentiels. »

Qu’est-il prévu pour toi en 2020 ?

« Je ne sais pas encore quelle formule prendra la tournée. Je veux laisser l’album vivre un peu. Pour le jeu, je vais reprendre un rôle dans la pièce L’Iliade, de Marc Beaupré. Je vais aussi faire un petit truc dans la série Escouade 99, qui est une adaptation de Brooklyn Nine-Nine. »

« Je suis content que l’album soit terminé, car ç’a pris tellement de place dans les cinq dernières années. C’est comme une page qui se tourne. Je pense que ça va faire de la place pour autre chose. »


► Le nouvel album de David Giguère, Constance, est présentement sur le marché.