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«Blind Date» de Joy Fielding: quand les rencontres tournent mal

Joy Fielding
Photo courtoisie, David Leyes Joy Fielding

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Considérée comme l’une des reines du thriller psychologique, la romancière canadienne Joy Fielding mêle les meurtres et les applis de rencontres dans son nouveau roman, Blind Date. Percutant, dérangeant, réaliste, il raconte ce qui peut arriver quand les rencontres avec des étrangers rencontrés en ligne tournent au cauchemar.

Dans son roman, quatre femmes aux motivations différentes s’inscrivent sur un site de rencontres.

Elles ont toutes un espoir commun : rencontrer enfin l’âme sœur, vivre le grand amour.

Cependant, l’homme retors qui se dissimule derrière le pseudonyme de «Monsieur Maintenant ou Jamais» n’a pas exactement le même objectif qu’elles.

Pour lui, tous ses rendez-vous doivent se dérouler de la même manière : il rejoint la femme qu’il a séduite dans un bar, l’invite chez lui, lui sert un repas gastronomique, puis la torture et lui fait subir une mort lente et douloureuse.

Paige, comme toutes les autres, est vite séduite par le beau et charmant (en apparence!) Monsieur Maintenant ou Jamais. De message en message, leur rencontre se rapproche. Arrivera-t-elle à éviter le piège de cet abominable tueur en série?

Joy Fielding, mariée depuis plusieurs années, explique en entrevue que les applis de rencontres et les blind dates ne font pas partie de son univers.

«J’ai demandé à ma fille, célibataire, d’aller sur un de ces sites de rencontres pour me fournir un peu d’informations mais elle a refusé! Elle ne voulait abso­lument pas le faire. J’ai recueilli mes informations auprès de ma coiffeuse, qui utilise ces applis. Elle m’a montré comment ça fonctionnait, ce qu’il fallait faire, les profils et tout cela.»

Expériences

Sa coiffeuse, ajoute-t-elle, a eu de bonnes et de moins bonnes expériences avec les rencontres en ligne.

«Elle a rencontré son amoureux actuel, avec qui elle est depuis plus d’un an, grâce à ces applis. Donc parfois, ça peut bien tourner!»

Mais parfois, ça tourne mal, et c’est ce qu’elle aborde dans son roman. Et elle le fait de manière à donner la chair de poule aux lecteurs.

«Il y a beaucoup de gens mal intentionnés sur le web et ils sont heureux d’utiliser tous les moyens possibles pour obtenir ce qu’ils veulent. Il est arrivé un cas, il y a quelques semaines, d’un prédateur qui ciblait ses victimes potentielles à partir d’applis de rencontres. Ces choses arrivent.»

Elle ajoute que, lors de rencontres qui ne sont pas nées dans le cyber­espace, chez des d’amis communs par exemple, il y a moins de chances de mentir.

«L’internet protège l’anonymat et fournit une chance d’exagérer ou de dissimuler des choses.»

Isolés les uns des autres

L’action de Blind Date se déroule à Boston, une grande ville où il est facile de passer inaperçu et où faire des rencontres n’est pas si simple que cela.

«Internet était prévu, au départ, pour rapprocher les gens. Mais ironiquement, il semble que cela nous ait isolés encore plus les uns des autres. On est assis devant un ordinateur plutôt que de rencontrer les gens face à face. Les rencontres en ligne sont étranges et je suis très heureuse d’être à l’écart de tout cela!»

Blind Date, Joy Fielding, Éditions Michel Lafon, 348 pages
Photo courtoisie
Blind Date, Joy Fielding, Éditions Michel Lafon, 348 pages