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Tristan Demers friand de biographies

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À peine sorti du Salon du livre de Montréal, qui lui a permis de rencontrer ses nombreux lecteurs, l’auteur, animateur et dessinateur Tristan Demers nous parle de ses livres coups de cœur.

À 10 ans, quand vous avez commencé à travailler sur vos propres bandes dessinées, quels sont les livres ou les auteurs qui vous ont le plus inspirés ?

Les BD classiques franco-belges, bien sûr (Tintin, Astérix, Iznogoud, Léonard et plusieurs autres), mais aussi les BD de Disney conçues en Italie (puis traduites dans Le Journal de Mickey) et des illustrateurs et illustratrices comme Mary Blair, Miroslav Sasek ou Keith Haring. Fils unique et un peu dans ma bulle, je profitais de l’offre culturelle de Montréal liée aux arts visuels et à l’adolescence, je passais mon temps dans les musées. Je me souviens avoir visité trois fois une exposition sur l’animation, au MBAM.

Plus récemment, quelles bandes dessinées avez-vous réellement appréciées ?

La série Le retour à la terre, de Manu Larcenet et Jean-Yves Ferri (celui-là même qui scénarise les nouveaux Astérix). Ce n’est pas une œuvre ultra récente, mais il était temps que je m’y plonge. Je redécouvre aussi de vieux classiques des éditions Dupuis et Le Lombard (Benoît Brisefer, Chlorophylle, Spaghetti, Marc Lebut), publiés dans des recueils fort séduisants.

Vous aimez aussi les biographies. Vous pouvez nous parler de vos préférées ?

La première que j’ai lue est Histoire de ma vie de Charlie Chaplin, à l’âge de 14 ans. J’étais friand de cet univers hollywoodien des années folles et du cinéma muet. J’ai ensuite enchaîné avec celles de Hitchcock (La face cachée d’un génie de Donald Spoto), de René Lévesque (René Lévesque, un homme et son rêve de Pierre Godin) et même de Ray Kroc, le fondateur de l’empire McDonald’s (Sous les arches de McDonald’s de John F. Love). Une de mes préférées demeure celle de Gotlib : J’existe, je me suis rencontré.

Lorsque vous lisez des romans, vers quel genre êtes-vous spontanément attiré ?

Je préfère les essais aux romans, mais j’aime bien les histoires ancrées dans le réel. Je ne suis pas friand des univers fantastiques, avec des dragons ou des personnages aux pouvoirs magiques. Peut-être est-ce dû à mon travail de bédéiste qui s’adresse aux enfants et que je patauge dans des univers de bébés zombies, de poubelles qui parlent, de licornes farfelues et d’aventures rocambolesques et improbables ! Lorsque je lis pour mon plaisir, je dois revenir à la réalité et m’accrocher à de vraies références.

Votre plus récent coup de cœur ?

En fait, c’est une bio, mais qui se lit comme un roman, un best-seller qui ne surprendra personne, mais qui est fichtrement bien traduit et qui nous plonge dans la tête et le cœur d’un des plus grands génies de l’histoire : Léonard de Vinci de Walter Isaacson.

Les livres que vous comptez absolument lire sous peu ?

Sur ma table de chevet, j’ai une tonne de livres publiés par des collègues auteurs que je compte bien lire d’ici la fin de l’année, ou dans le temps des Fêtes : ceux de Catherine Trudeau (Bérénice ou la fois où j’ai presque fait la grève de tout), de Patrick Senécal (L’autre reflet), de Simon Boulerice (L’enfant mascara), de Marie-Julie Gagnon (Que reste-t-il de nos voyages ?), de Fanny Britt (Les retranchées), de Ghislain Taschereau (Osti de Tabarnac, preux chevalier francol), etc. Je me fais toujours un devoir de découvrir les écrits de mes amis.

Et qu’aimeriez-vous nous faire découvrir avant de terminer ?

Je souhaite plus de livres qui vulgariseraient la philosophie auprès des enfants, sous forme de romans ou de BD, pour donner plus d’outils, favoriser les questionnements et les discussions, pour développer l’argumentaire, comprendre un peu mieux la vie.