/weekend
Navigation

Un disque de Noël tellement mauvais qu’il en devient bon!

Coup d'oeil sur cet article

On dit souvent que novembre est un mois moribond, parce que la température y est morne et – évidemment – Dédé Fortin en a voulu ainsi.  

Rob Halford 

Photo courtoisie

★★ 

Celestial 

Également à noter : c’est un mois chiant, car notre trame sonore devient homogène. En effet, l’industrie musicale ralentit (fin d’année oblige) et se fait aussi paresseuse qu’opportuniste en multipliant les albums des Fêtes sous le couvert de « souvenirs de famille » et autres « j’ai toujours voulu faire ça ! ».  

Que ce soit une tentative crasse de se joindre à la mouvance ou un doigt d’honneur tout de cuir vêtu, Celestial de Rob Halford – oui, oui, le chanteur du groupe heavy metal culte Judas Priest – est une bête étrange. Comme le train-train des parutions pertinentes ralentit, je m’offre un cadeau de Noël d’avance : vous parler de cet ovni.  

Y A-T-IL UN SECOND DEGRÉ DANS LA SALLE ? 

Moussé comme une branche d’olive pour les fans de metal qui adorent également les Fêtes, Celestial repose tout de même sur des « standards » de la musique de Noël : une sélection de reprises ne dérogeant pas trop des versions originales (Joy To The World à la sauce heavy metal sonne ici EXACTEMENT comme l’idée que vous pouvez vous en faire en lisant cette phrase).  

OK. Halford « innove » un brin en proposant de nouvelles pièces qui sont, toutefois, mi-oubliables mi-risibles. Prenons Donner And Blitzen par exemple où le chanteur s’époumone sur les fameux rennes du père Noël comme s’il était question des cavaliers de l’Apocalypse ! 

Bref, Celestial ne passera vraiment, mais vraiment, vraiment pas à l’histoire, MAIS – en ce moment précis de 2019 – s’écoute avec un sourire incontrôlable. 

Lizzo  

Photo courtoisie

★★★★ 

Cuz I Love You (deluxe edition) 

Bien que la chanteuse et rappeuse captive les États-Unis depuis avril avec la parution de Cuz I Love You, un troisième album qui lui permettait finalement de rejoindre le grand public, Lizzo se distingue maintenant aux quatre coins du globe depuis le dévoilement des détails de l’édition 2020 des Grammy la semaine dernière (où l’artiste domine du côté des nominations). Et avec raison : son mariage de soul et de rap arrive à son apogée sur Cuz I Love You. Pour celles et ceux qui n’ont pas encore tenté l’expérience : allez-y !  

Julien Clerc  

Photo courtoisie

★★½ 

Duos 

Je sais. Je sais. Moi-même j’ai eu la même réaction que vous en recevant le disque. « Un album de reprises EN DUOS de Julien Clerc ? Vraiment ! ? » Et pourtant ! Le crooner surprend en favorisant des pièces qui se prêtent bien aux collaborations du genre plutôt qu’à des hits purs et durs (bref, pas de Cœur de rocker... et je suis aussi étonné que vous). Aussi, l’artiste interloque également en recrutant le trublion Philippe Katerine pour une relecture tropicalo-décalée de Mélissa. Pour le reste, par contre : aucune surprise. Pour fans surtout. 

Despised Icon  

Photo courtoisie

★★★½ 

Purgatory 

La troupe deathcore montréalaise sort littéralement du purgatoire avec ce LP suivant un cinquième LP reçu souvent tièdement par les puristes. Trois ans plus tard, la bande menée par les interprètes Alex Erian et Steve Marois refont surface avec une offrande aussi brutale qu’énergique, variée et, avouons-le, l’fun ! Mine de rien, Purgatory vient se glisser parmi les meilleurs albums de la discographie du groupe et pourrait même séduire des néophytes. 

Coup de coeur  

SARATOGA 

Photo courtoisie

★★★★ 

Ceci est une espèce aimée 

Trois ans après Fleur, leur premier LP complet, le duo derrière Saratoga refait surface avec une seconde proposition – et un recueil de poésie de surcroît – qui nous laisse la mâchoire au sol. Diablement ambitieux, Ceci est une espèce aimée va au-delà du folk chaleureux avec lequel Chantal Archambault et Michel-Olivier Gasse se sont distingués au fil des années en se faisant plus languissants et solennels. Pour les amateurs d’images : l’album se marie bien avec une bouteille de rouge et une chandelle.