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Grand Prix d’Abou Dhabi: le meilleur des... autres

Pérez termine loin devant Stroll au classement final

Grand Prix d’Abou Dhabi: le meilleur des... autres
Photo d'archives, AFP

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Classé septième à Abou Dhabi, Sergio Pérez a complété un brillant parcours en réussissant un dépassement au tout dernier tour de l’épreuve aux dépens de Lando Norris pour confirmer son 10e rang au classement final des pilotes.

Après un début de saison mitigé, le Mexicain s’est bien ressaisi, inscrivant des points lors de huit de ses neuf derniers départs en F1.

Et, à l’occasion de ce dernier Grand Prix de la saison, il a de nouveau fait mal paraître son coéquipier Lance Stroll, qui s’est adonné, hélas, à un autre rôle de figuration à bord de sa Racing Point.

À l’issue de cette 21e et ultime épreuve, Pérez montre 52 points au compteur, contre seulement 21 pour le Québécois, qui doit se contenter de la 15e place au tableau final.

Même s’il a concédé un tour au vainqueur Lewis Hamilton à Abou Dhabi, cette septième place vaut à Pérez la mention honorable d’être le « meilleur des autres ». Les pilotes représentant les trois écuries de pointe du plateau sont les seuls à avoir rallié l’arrivée devant lui.

La course avait pourtant mal commencé pour le Mexicain, victime d’un accrochage l’impliquant avec Stroll et Pierre Gasly dont il n’est nullement responsable.

Malgré tout, Pérez a su poursuivre sa route. Il aura été le dernier des participants à s’arrêter pour son changement de pneus au 38e des 55 tours de la course.

« J’ai cru que ma voiture était suffisamment endommagée pour me forcer à une halte prématurée dans les puits, a-t-il dit. Mais, fort heureusement, ma monoplace a tenu le coup. J’ai poussé vraiment fort à la fin pour ravir le septième rang à Lando Norris, a-t-il enchaîné. Ç’a été l’un des meilleurs dépassements de ma carrière. »

Touchette coûteuse

Le Québécois, lui, tenait évidemment un discours fort différent à sa sortie de voiture. Son accrochage a détruit son aileron avant et il a dû s’arrêter. Par la suite, il n’a jamais été en mesure de remonter le peloton.

Il a d’ailleurs été le seul des 20 engagés à abandonner la course au 48e tour, victime, semble-t-il, d’ennuis de freins. Il s’était pourtant élancé à une prometteuse 12e position quand les feux rouges se sont éteints.

« C’est un résultat décevant, a-t-il raconté. Après l’accident, nous avons opté pour une stratégie différente, mais elle n’a pas porté fruit. »

Ce qu’il faut retenir

Un champion jamais rassasié

Détenant une avance très confortable de 17 secondes devant Max Vertsappen avec deux tours à faire, Lewis Hamilton n’a jamais levé le pied même si la première marche du podium lui était pratiquement acquise. Au contraire, il a réalisé le tour le plus rapide du Grand Prix d’Abou Dhabi, inscrire même un record du circuit. Au volant de sa Mercedes, le Britannique obtient ainsi le sixième « Grand Chelem » de sa fulgurante carrière, soit la position de tête en qualifications, le meilleur tour, la victoire et d’avoir occupé la tête de bout en bout. Hamilton n’est plus qu’à deux de la marque détenue à ce chapitre par Jim Clark. 

La chasse aux records

Puisqu’il est question de records, la prochaine saison pourrait permettre à Hamilton d’égaler ou même de surpasser des plateaux (détenus par Michael Schumacher) que l’on croyait inaccessibles il n’y a pas si longtemps. Or, à son 250e départ hier, il a récolté son 84e gain en F1, ce qui le place à seulement sept de la marque absolue détenue par le « Kaiser ». Il a remporté plus de la moitié des épreuves (11 sur 21) au calendrier 2019. Il ne lui manque aussi qu’un titre pour rejoindre l’Allemand, qui en compte sept à sa fiche. Enfin, s’il parvient à terminer parmi les 10 premiers en ouverture de la prochaine saison à Melbourne, Hamilton battra son propre record (33), qu’il a égalé hier : celui d’inscrire des points dans 34 Grand Prix consécutifs.

Latifi vice-champion en F2

À sa dernière épreuve en F2, Nicholas Latifi a pris le second rang hier matin à Abou Dhabi. Le pilote canadien, promu en F1 l’an prochain, en remplacement de Robert Kubica chez Williams, termine à la deuxième place du classement final derrière le Néerlandais Nick de Vries. Latifi a signé quatre victoires en 22 épreuves en 2019, lui qui en était à sa quatrième saison à temps plein dans l’antichambre de la F1.