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Montréal: Une campagne pour briser les préjugés liés au VIH

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MONTRÉAL - Une campagne pour lutter contre la stigmatisation et la discrimination envers les personnes vivant avec le VIH sera diffusée dans les stations de métro de Montréal et sur les médias sociaux jusqu’au mois de février. 

Selon la Dre Mylène Drouin, directrice régionale de santé publique du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal et coprésidente de Montréal, ville sans sida, les préjugés persistent alors qu’environ 10 000 personnes vivent avec le VIH dans la métropole. 

Une étude réalisée par l’Agence de la santé publique du Canada a par exemple révélé qu’en 2018, plus d’un Québécois sur cinq avait peur de contracter le VIH lorsqu’il était à proximité de quelqu’un qui vit avec le VIH, alors qu’il est impossible de contracter cette maladie de cette façon. 

Ces préjugés sont une barrière pour l’accès au dépistage des groupes plus à risque. «Par peur des préjugés encore très présents, les gens vont éviter d’aller se faire dépister ou d’aller chercher des services», explique-t-elle. Pourtant, les traitements ont beaucoup évolué, et les pronostics sont encourageants pour les personnes atteintes du VIH en 2019. 

Les personnes vivant avec le VIH sont de leur côté touchées par ces idées préconçues. «Pour être capable d’arriver à prendre ses traitements et à les suivre, il faut quand même tout un contexte de vie et des conditions de vie qui permettent à ces gens de ne pas être marginalisés.» 

Métros et réseaux sociaux 

Le slogan «Le plus dangereux avec le VIH, ce sont les préjugés» est diffusé sur les écrans du métro de Montréal et les bornes numériques de l’arrondissement de Ville-Marie, depuis dimanche, soit la Journée mondiale de lutte contre le sida. La campagne sera également visible sur les médias sociaux et le Portail Santé Montréal. 

Cette première campagne, initiée par les partenaires de Montréal, ville sans sida, aura comme objectif «de dire à la population que le traitement pour le VIH a clairement évolué au fil des années, mais les perceptions, la méconnaissance et les craintes persistent sur la transmission du VIH et elles ne sont pas fondées», souligne la Dre Drouin. 

À Montréal, cet aspect du sujet n’avait pas été abordé depuis longtemps. «Moins on en parle, plus les préjugés persistent, et là, on est à l’heure de les défaire et d’amener la population à passer à une autre étape», ajoute-t-elle.