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Aide médicale à mourir: la question du «fardeau» environnemental doit être examinée, avance Ferrandez

Luc Ferrandez
Photo d'archives, MARIO BEAUREGARD Luc Ferrandez

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La possibilité d’étendre l’aide médicale à mourir aux gens qui voudraient éviter de devenir un fardeau pour des motifs sociaux ou environnementaux doit faire l’objet d’une discussion, estime l’ancien maire de l’arrondissement montréalais du Plateau-Mont-Royal, Luc Ferrandez.  

«Jusqu’où pouvons-nous étendre le droit à l’autodétermination? Pourrions-nous, pour des raisons environnementales, sociales et économiques, décider que nous voulons recevoir l’aide à mourir pour ne pas constituer un fardeau pour notre famille et la société en général», s’est interrogé le politicien, sur sa page Facebook, lundi matin.   

Selon lui, le critère pour avoir accès à l’aide médicale à mourir ne devrait peut-être pas être «la souffrance» ressentie par un patient, mais «le fardeau» qu’il représente. Il donne l’exemple de quelqu’un qui perdrait ses facultés cognitives et motrices à la suite d’un accident cardio-vasculaire.   

En répondant à des commentaires d’internautes, l’ancien maire a reconnu s’être déjà posé la question pour lui-même. «Est-ce que je voudrais qu’on dépense des centaines de milliers de dollars pour me garder en vie si je n’avais plus conscience de ce qui m’entoure; est-ce que je voudrais pousser mon fils à venir me visiter; est-ce que je voudrais lui laisser ou laisser au personnel soignant l’odieux de la décision? Je pense que je voudrais pouvoir prendre cette décision moi-même», a-t-il écrit.   

Présentement, la loi encadrant les soins de fin de vie prévoit qu’une aide médicale à mourir peut être accordée uniquement aux patients aux prises avec une maladie grave et incurable provoquant de grandes souffrances.   

Vendredi dernier, la ministre de la Santé, Danielle McCann, a lancé une consultation visant à élargir les critères de la loi, à la lumière d’un rapport d’experts préconisant la création d’une demande anticipée pour l’aide médicale à mourir.   

Cette demande anticipée pourrait donc permettre aux gens qui se font diagnostiquer une maladie incurable, par exemple l’Alzheimer, de demander l’aide médicale, qui serait ensuite appliquée lorsque leur état de santé aura périclité.