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Comment ça marche la synchronisation des feux ?

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À Montréal, peu importe notre moyen de transport, il n’est pas rare de tomber sur des feux rouges consécutifs. Est-ce le résultat d’une mauvaise synchronisation ou est-ce programmé de façon délibérée ? J’ai posé la question aux experts en circulation à la Ville et voici les principales règles qui guident leurs décisions.

1. Favoriser une direction 

Les ingénieurs qui conçoivent les plans de feux doivent tenir compte de plusieurs facteurs, comme le volume de circulation, la géométrie de l’intersection, etc. Ils doivent au final faire des choix : s’ils veulent synchroniser une artère pour créer une « bande verte » (une série de feux verts), ce n’est possible que dans un sens. Les individus circulant en direction opposée devront faire preuve de patience.

2. Privilégier les axes nord-sud 

Règle générale, à Montréal, la synchronisation des axes nord-sud est optimisée aux dépens des axes est-ouest. Par exemple, le boulevard Saint-Joseph est moins fluide puisque les artères transversales sont priorisées, comme De Lorimier, Papineau et Saint-Denis. Par contre, certains axes est-ouest sont aussi synchronisés de façon prioritaire, comme Notre-Dame et Sherbrooke.

3. Selon la limite de vitesse

Les feux sont toujours ajustés selon la limite de vitesse affichée. Par exemple, si la limite est de 50 km/h, les ingénieurs calculent que les véhicules avancent à 13,9 mètres par seconde. Il suffit d’un obstacle, comme une voiture garée en double, pour nuire à cette planification très théorique.  

4. Selon les heures de la journée 

Les feux de circulation sont programmés en fonction de l’heure de pointe du matin, du soir et des périodes hors pointe. Toutefois, plusieurs études montrent que les heures de pointe durent plus longtemps qu’avant et les feux ne sont pas tous forcément bien adaptés à cette réalité. 

5. Selon l’usager de la route 

Chaque feu de circulation est rattaché à un ordinateur appelé contrôleur, qui ressemble à une grosse boîte noire. Ce dernier est programmé selon un cycle qui détermine combien de temps dure le feu vert dans chaque direction. Plus l’intersection possède une diversité de feux (feux pour piétons, cyclistes, autobus, etc.), plus longtemps chaque usager devra attendre sa phase de feu vert.  

6. Limiter la circulation de transit 

De façon délibérée, les ingénieurs peuvent prévoir, par exemple, des temps de virages plus courts à certains endroits pour décourager les automobilistes d’emprunter le réseau local.

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