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Oasis+: du répit pour des parents de jeunes handicapés

Avec le projet Oasis+, l’aide sera offerte à domicile

Quebec
Photo Stevens LeBlanc Gilles Beaulé, directeur de l’AISQ qui teste le projet Oasis+ dans le but d’offrir du répit aux familles dont un membre souffre de déficience intellectuelle ou d’autisme.

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L’Association pour l’intégration sociale de Québec développe un projet qui offrira un service de répit à domicile à des familles qui ont un enfant atteint d’un trouble du spectre de l’autisme ou de déficience intellectuelle.  

Le projet, nommé Oasis+, est un programme de soutien aux familles afin de maintenir une routine de vie qui s’apparente à celle des autres familles.  

Les ressources d’aide sont en fait des étudiants en travail social et en ergothérapie qui se sont engagés dans le projet.  

Selon Gilles Beaulé, directeur général de l’Association pour l’intégration sociale de Québec (AISQ), aucun autre programme n’est comparable. «C’est unique au Québec, et même au Canada», lance-t-il.  

Trois services offerts  

Oasis+ se démarque notamment parce que l’aide se donne à domicile.  

«À Québec, les services de répit n’offrent pas d’aller chez toi ou de t’accompagner à un endroit. Et souvent, ils ont des listes d’attente», explique Fanny Leblanc, coordonnatrice du projet.  

Trois services sont offerts, soit du gardiennage, de l’assistance aux tâches à domicile et de l’accompagnement, comme aller à un cours de natation ou assister les parents dans le cadre d’une activité familiale à l’extérieur de la maison.  

Oasis+ est encore dans sa phase d’expérimentation et 17 familles y participent. Cette phase sera complétée en mai prochain et le service devrait être disponible de façon permanente dans les mois suivants.  

Partenariats multiples  

Le financement des coûts de fonctionnement proviendra de différents partenariats. Déjà, il a l’appui du CIUSSS de la Capitale-Nationale, de la Fondation Maurice Tanguay et de la Fédération des médecins spécialistes du Québec.   

Selon M. Beaulé, le ministère de la Santé est intéressé à soutenir le projet.  

«Le but est que ce soit le moins cher possible pour les parents. Leur contribution serait d’environ 2,50 $/heure», précise Mme Leblanc.   

Isabelle Gosselin, mère d’un garçon de 6 ans atteint de trisomie 21, indique que le projet Oasis+ est ce qu’elle a toujours recherché. Elle n’y participe pas, mais considère que c’est une ressource «précieuse» pour les parents qui en ont besoin.  

«Les yeux et les bras de plus auraient pu m’être très utiles. Je me serais peut-être remise plus rapidement sur le marché du travail», observe-t-elle.