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Enquête en destitution de Donald Trump: on se rapproche de la mise en accusation

Enquête en destitution de Donald Trump: on se rapproche de la mise en accusation
Procès d'Andrew Johnson au sénat, 1868

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Après une brève interruption le temps de souligner Thanksgiving, les travaux reprennent à la Chambre des représentants.  

Après deux mois de travaux du Comité du renseignement de la Chambre des représentants, ce sera maintenant au tour du Comité judiciaire de se pencher sur le dossier de la destitution. Cette étape est majeure puisque c’est à ce comité que reviendra la responsabilité de rédiger les chefs d’accusation. Ce serait pour le moins étonnant qu’on choisisse de ne pas procéder. 

Déjà nous savons que le président ne participera pas aux travaux. Ses avocats se contentent pour l’instant de discréditer la procédure. On envisage même de refuser toute collaboration jusqu’au procès qui se déroulera devant le sénat. 

Dès mercredi matin nous aurons droit à un petit cours de droit constitutionnel puisqu’on demandera à des experts universitaires de se prononcer sur la gravité des actions de Donald. Parle-t-on de «crimes et délits majeurs» (high crimes and misdemeanors) comme le précise la Constitution? 

Vous entendrez encore beaucoup de choses cette semaine, démocrates et républicains se relançant à coups de rapports. Ne retenez pas votre souffle, les jeux sont faits. Quand on compare la procédure actuelle avec celles qui ont précédé dans l’histoire (Johnson, Nixon et Clinton), les choses évoluent très rapidement.  

Si les démocrates poursuivent au rythme actuel, on accusera formellement Donald Trump avant la fin 2019. Les États-Unis débuteraient ainsi l’année 2020 par le spectacle hautement médiatisé d’un procès devant le Sénat. Si nous connaissons également l’issue de ce procès, il reste à savoir comment républicains et démocrates vont gérer le tout alors que s’amorcera une année électorale.