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La loi modifiée au bénéfice des parents adoptants

Periode des questions
Photo Simon Clark Jean Boulet, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale, à l’Assemblée nationale.

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Devant la levée de boucliers des parents adoptants, le gouvernement Legault se dit prêt à modifier sa réforme des congés parentaux.

La CAQ a renié son engagement électoral d’offrir le même nombre de semaines de congés payés aux couples qui adoptent des enfants qu’aux parents biologiques dans le projet de modernisation du Régime québécois d’assurance parentale (RQAP) déposé la semaine dernière. 

Une promesse rompue qui a provoqué la colère des parents adoptants et de la députée péquiste Véronique Hivon, elle-même mère adoptive. 

« Je vais travailler à améliorer mon projet de loi, il est perfectible. Mon objectif, c’est vraiment de respecter l’engagement du parti », a confié le ministre Jean Boulet, en entrevue, lundi, avec notre Bureau parlementaire.

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Promesse

En campagne électorale, les troupes de François Legault promettaient d’offrir 55 semaines de congés payés aux couples qui adoptent un bambin.

Mais le projet de loi caquiste prévoit un maximum de 52 semaines de congés payés pour les parents qui adoptent à l’étranger, et seulement 42 semaines pour les couples qui adoptent des enfants du Québec.

Le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale s’est dit tout à fait conscient du lien affectif qui doit être développé entre les parents et les enfants adoptés. 

Aide financière et psychologique

« J’ai l’intention d’être créatif, de répondre aux besoins, qui sont vraiment particuliers, des parents adoptants, affirme-t-il. Ça pourrait être sous forme d’aide financière ou de support psychologique, mais pour moi, le respect de l’engagement de mon parti politique, c’est fondamental. » Jean Boulet répète cependant qu’il va au maximum de ce qui peut être fait dans le cadre du régime actuel.

« L’égalité parfaite [entre parents adoptants et biologiques], les tribunaux nous disent, c’est de la discrimination envers les mères biologiques qui ont à composer avec des retombées physiologiques : grossesse, accouchement, diabète de grossesse, post-partum », insiste-t-il.

Malgré tout, il dit n’exclure aucune avenue à ce stade-ci et signale que les familles sont une priorité de son gouvernement.