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Sans victoire depuis 8 matchs: la pression est sur Marc Bergevin

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BOSTON | Le Journal posait la question en première page le 7 septembre : le Canadien peut-il rater les séries quatre fois en cinq ans ? Pour bien imager ce spécial de 11 pages sur cette « année de vérité pour Marc Bergevin », comme nous l’avions qualifiée, on voyait le directeur général du Canadien placer une échelle chambranlante menant aux séries et à la coupe Stanley.  

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Car malgré un grand bond au classement la saison précédente, rien ne laissait entrevoir une accession facile aux séries. Trop d’équipes s’étaient améliorées. Jusqu’ici, le rendement du Canadien prouve cette hypothèse, vous ne trouvez pas ?  

Le Tricolore s’enfonce, et la plupart des débats concernent Claude Julien. Mais le coach l’a dit lui-même, il s’organise avec la formation qu’on lui fournit. Je suis d’accord. La pression n’est pas sur Julien. C’est Bergevin qui doit la subir.   

Le Canadien insiste sur l’avenir, martèle ce thème en fait, Geoff Molson le premier, pour calmer les attentes à court terme. C’est vrai que la banque d’espoirs semble prometteuse avec Cole Caufield et quelques autres, mais...  

On peut douter. Ça fait trop longtemps que Trevor Timmins nous déçoit, avec ses Michael McCarron, Jarred Tinordi, Louis Leblanc et Nikita Sherbak.   

Coup de barre  

L’organisation espère pour le mieux, se croise les doigts et fait du rapiéçage en attendant avec les Nick Cousins, Charles Hudon, Jordan Weal et autres Nate Thompson.  

Mais le temps est peut-être venu, ou très près, de donner un vrai coup de barre. Pourquoi s’acharner sur ces saisons qui ne veulent rien dire, tenter de participer aux séries de peine et de misère et se faire culbuter en première ronde?   

Le Canadien est encore passé proche hier soir. Les gars ont tout donné. Les visages étaient longs dans le vestiaire. Julien était frustré contre les arbitres. On peut le comprendre. Il fait du bon boulot avec ce qu’on lui donne. Comme une défense trop souvent suspecte. Bergevin, dont c’est l’année de vérité, n’a pas donné tous les outils à son coach.  

On se dirige tranquillement vers une quatrième exclusion des séries en cinq ans.  

Les gars travaillent fort, ne sont presque jamais déclassés et jouent pour le coach. Alors pourquoi parlerait-on de le congédier ? Le débat devrait être: est-ce qu’on continue avec Carey Price et Shea Weber? Ou est-ce qu’on rebâtit pour vrai, de haut en bas? Et dans ce contexte, la pression est aussi sur Molson.