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Le chef de la police de Chicago sommé d'aller dormir ailleurs

Le chef de la police de Chicago sommé d'aller dormir ailleurs
AFP

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On comptait sur lui pour redorer le blason fortement terni des forces de l'ordre de Chicago: mission ratée pour le chef de police Eddie Johnson, dont une petite sieste nocturne dans sa voiture, suivi d'un mensonge, lui a valu d'être renvoyé lundi. 

La maire de la troisième ville des États-Unis, Lori Lightfoot, s'est chargée d'annoncer le licenciement pour «manquements éthiques» de M. Johnson, lui reprochant d'avoir menti sur son état le soir où il s'était assoupi dans sa voiture. 

Cette nuit d'octobre, le patron du Chicago Police Department avait été retrouvé endormi peu après minuit dans son véhicule par une patrouille placée sous son commandement. 

Le chef de police avait, dans un premier temps, lié son état de fatigue soudain à l'oubli d'une prise de médicaments. Puis M. Johnson avait dit à Mme Lightfoot avoir bu «quelques verres» ce soir-là, a rapporté la maire. 

«Il est devenu clair que M. Johnson s'est rendu responsable d'une série de manquements éthiques intolérables», a déclaré l'édile. «Eddie Johnson m'a menti sciemment à plusieurs reprises», a-t-elle ajouté devant la presse.  

Le chef de la police de Chicago avait, de son côté, annoncé début novembre son prochain départ à la retraite. 

Le renvoi d'Eddie Johnson doit «marquer un tournant», a souhaité la maire, élue en avril sur une promesse de «changement de culture» dans une ville de près de 3 millions d'âmes où une vive défiance oppose la police à une partie des habitants. 

Plus de 550 meurtres ont été comptabilisés en 2018 à Chicago, soit davantage que les chiffres combinés de New York et Los Angeles, dont les populations sont pourtant plus importantes. 

Une retentissante enquête fédérale avait par ailleurs conclu, en 2017, que les abus de force et les préjugés racistes au sein des policiers étaient récurrents à Chicago.