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Les juristes de la Ville de Montréal votent pour la grève

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MONTRÉAL | Déplorant que les négociations avec leur employeur piétinent, les juristes de la Ville de Montréal ont donné un mandat de grève à leur exécutif et prévoient une première journée de débrayage le 11 décembre. 

Le vote a eu lieu jeudi dernier. Les quelque 120 juristes, des procureurs pour la plupart, ont voté pour la grève comme moyen de pression à hauteur de 99%. 

«Les négociations achoppent depuis plusieurs mois notamment sur les salaires», a expliqué leur syndicat – le Syndicat des employés et employées professionnels et de bureau (SEPB-571) affiliés à la FTQ -, lundi par communiqué, ajoutant qu’un rattrapage salarial de 3,6% avec les procureurs provinciaux et une indexation des salaires raisonnable sont demandés. 

«Nos demandes sont raisonnables puisque notre travail est équivalent à celui des procureurs et juristes provinciaux, notre expertise est la même, je ne vois pas pourquoi nous devrions accepter un salaire moindre», a déclaré Jean-Nicolas Loiselle, le président du syndicat des juristes de Montréal. 

Une médiatrice a été nommée par le Tribunal administratif du travail dans ce dossier la semaine dernière à la demande de l’employeur, a souligné le syndicat, lundi, déplorant que ce développement ait eu lieu après que la Ville eut annulé trois jours de négociations prévus par les parties. 

«Nous allons nous asseoir avec la médiatrice pour discuter de bonne foi, comme nous le faisons depuis le début du processus de négociation, a affirmé M. Loiselle. Toutefois, force est d'admettre que l'employeur ne semble pas vouloir bouger.»