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Les minables et les réseaux sociaux

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Vendredi, je vous ai offert un échantillon des insultes auxquelles je suis exposée quand j’écris des choses qui déplaisent. Très majoritairement des insultes à caractère sexuel.   

Puis samedi, Jeremy Gabriel a publié une partie des insultes qu’il reçoit depuis son combat juridique contre Mike Ward. Ce ne sont pas des attaques à caractère sexuel... mais c’est d’une violence inouïe.  

Les femmes se font menacer de viol ou dire qu’elles ont du sable dans le vagin. Les hommes se font demander quelle est la date de leur décès ou menacer de se faire casser la gueule. Le Québec a-t-il complètement perdu les pédales ? Qui sont ces minables qui crachent leur venin sur les personnalités publiques ?  

Sortir les poubelles  

Je ne répéterais pas ici le début du commencement des propos haineux auxquels Jérémy Gabriel est exposé. Mon clavier d’ordinateur se refuse à s’abaisser à reproduire ces propos.  

Mais je me demande vraiment ce qui passe par la tête des gens qui s’installent derrière leur clavier pour insulter des gens.  

Personne, peu importe la cause qu’il défend, qu’on soit d’accord ou non avec lui ou elle, ne doit être exposé à autant de fiel.  

Jérémy Gabriel a bien fait de partager les captures d’écran de ces personnages haineux en y incluant leur nom. C’est la seule façon de répliquer à ces minables. Leur mettre le nez dans leur caca. Leur offrir un miroir pour qu’ils y voient leur sale tronche. Mais surtout, les exposer pour ce qu’ils sont, aux yeux de leurs employeurs, de leur famille, de leur conjoint.  

Je suis toujours surprise, quand je reçois un truc haineux ou niaiseux, de voir le profil de ces ignobles personnages. C’est parfois une grand-mère qui aime poster des vidéos de chat, parfois un gentil papa qui est tout fier de montrer des photos de ses adorables chérubins. Ce sont des ouvriers de la construction ou des avocates, des caissières ou des retraités. J’ai même reçu un flot de menaces d’un gars qui travaillait pour un organisme... qui combat l’intimidation !  

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L’art d'insulter  

Vendredi, je rapportais certains propos insultants publiés par des « artistes » de chez nous. L’un d’eux, le musicien Hugo Mudie, m’a écrit... pour en rajouter une couche !  

Mon problème, selon lui, c’est que je n’ai pas le sens de l’humour, j’aurais dû trouver hilarant qu’il menace de s’en prendre à mon mari pour me faire pleurer.  

Ben oui chose, on devrait se faire insulter... en gardant le sourire.  

J’aimerais demander à Monsieur Mudie ce qu’il aurait dit si un internaute avait écrit la même chose au sujet, je ne sais pas, de Safia Nolin, Ariane Moffatt ou Cœur de pirate. Aurait-il fallu qu’elles trouvent ça drôle ?  

Poser la question, c’est y répondre. Jamais la communauté artistique n’aurait passé sous silence qu’un des leurs se fasse mépriser ainsi sur les réseaux sociaux.  

La fin de la récréation  

Que l’on soit d’accord ou pas avec le combat de Jeremy Gabriel, ce que ces derniers jours ont mis en lumière c’est que le web est un Far West. Qui jouera au shérif ? Je ne sais pas. Mais en attendant, on continue de donner le nom de ces cabochons qui se croient tout permis.  

Leur foutre la honte, c’est peut-être la seule tactique qui va fonctionner.  

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