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Magasinage en ligne: la prudence est encore plus de mise

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Postes Canada entrera dans les prochaines semaines dans sa période la plus importante de l'année, alors qu'elle livrera environ 1 million de colis par jour, un nombre qui augmente d'année en année. 

L’année dernière, 64% des Québécois ont fait des cyberachats, soit 6% de plus l’année précédente. 

Avec ce nombre, les problèmes peuvent être plus nombreux qu'en période moins achalandée. Si vous ne recevez pas le colis ou s’il s’avère volé, c’est le commerçant qui a le fardeau de la preuve. 

«Une photo n'est pas, en soi, une preuve que vous avez eu le colis puisque, si vous revenez, le colis a été volé, eh bien, ça démontre bien que vous ne l'avez pas reçu! Vous pouvez exiger du commerçant qu'il vous rembourse», a expliqué Charles Tanguay de l’Office de protection du consommateur (OPC). 

La carte de crédit à privilégier 

Au moment d’effectuer un achat, privilégiez la carte de crédit au lieu du virement Interac ou encore un service comme PayPal. 

En effet, la carte de crédit permet des protections supplémentaires inscrites dans la loi. 

Si le commerçant refuse de vous rembourser dans les délais prévus par la loi, vous pouvez également vous adresser à l’émetteur de votre carte de crédit pour obtenir le remboursement. Ce procédé se nomme la rétrofacturation. 

Des cybermarchands canadiens plus agressifs 

Les Québécois dépensent en moyenne 234$ par transaction, selon des données relevées par le Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO). Parmi les achats les plus populaires, les vêtements, les billets de spectacle, la musique, des films et des jeux vidéo. 

Le site le plus populaire pour les achats en ligne reste, sans surprise, celui d'Amazon. 

Un seul site québécois réussit à faire sa place parmi les 10 premiers, soit celui de Simons. 

D’après le porte-parole du CEFRIO, Bruno Guglielminetti, les cybermarchands américains ont leur place sur le marché depuis longtemps, puisque les Québécois les ont intégrés dans leurs habitudes de consommation. 

«Là, on commence à voir des cybermarchands québécois et canadiens qui sont beaucoup plus présents, qui sont plus agressifs, quand il y a des périodes comme le Black Friday», a expliqué M. Guglielminetti. 

- Avec les informations de Richard Olivier, TVA Nouvelles