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Koivu aurait gardé «KK» en Finlande

110e anniversaires Canadien
Photo Martin Chevalier Saku Koivu

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Choix de premier tour du Canadien en 1993, Saku Koivu a patienté deux ans de plus en Finlande avant de traverser l’océan Atlantique. L’ancien capitaine du CH, qui a reçu la plus belle ovation mardi, aurait aimé que Jesperi Kotkaniemi suive ses traces en restant un peu plus longtemps dans son pays natal.

Dans les jours suivant le repêchage de la LNH en juin 2018, à Dallas, Koivu avait justement dit que Kotkaniemi profiterait d’une saison supplémentaire ou plus en Finlande. À ses yeux, il n’y avait pas d’urgence pour lui ouvrir les portes du vestiaire à Montréal.

Jesperi Kotkaniemi
Photo Martin Chevalier
Jesperi Kotkaniemi

Près de 18 mois plus tard, Koivu n’a pas changé d’opinion. 

« Il faut aussi connaître son propre potentiel. J’imagine qu’il se sentait prêt pour la LNH à 18 ans et qu’il était prêt à partir de la maison, a rappelé l’ancien numéro 11. Ce n’est pas juste le hockey quand on parle d’un jeune de 18 ans. C’est tout un choc de partir de la maison et de changer de pays. Personnellement, j’aime toujours mieux voir un joueur passer une saison de plus dans les rangs juniors ou dans son pays d’origine. C’est souvent mieux de porter les couleurs de l’équipe nationale et d’y jouer un rôle important. Il faut acquérir de l’expérience. De cette façon, tu deviens un joueur plus complet à tes débuts dans la LNH. 

J’avais 20 ans à mes débuts avec le Canadien, a-t-il poursuivi. Teemu Selanne avait 21 ans quand il a fait son entrée avec les Jets. Il était resté trois saisons de plus en Finlande. C’est vrai que c’était une époque différente et qu’il y avait seulement 21 équipes dans la LNH. Mais Teemu a joué jusqu’à l’âge de 44 ans. Tu as du temps, ça ne sert à rien de tout bousculer. Si tu ne te sens pas prêt à 100 %, tu dois rester à la maison. »

beau potentiel

À sa deuxième saison à Montréal, Kotkaniemi apprend à la dure. Il n’est pas aussi étincelant qu’à son année recrue. 

« Kotkaniemi en est seulement à sa deuxième saison, ça prend du temps avant de devenir un bon joueur, a sagement rappelé Koivu. Quand j’avais 18 ans, je n’aurais jamais pu jouer dans la LNH. Il y a des moments où nous oublions à quel point il est jeune. Quand tu as du talent, tu peux faire des choses offensivement. Mais je suis surtout surpris par son jeu défensif. Il est responsable dans son territoire. » 

Koivu se promettait de rencontrer les Finlandais du Tricolore après le match contre les Islanders. Il avait hâte de parler à « KK », mais aussi à Artturi. Lehkonen et Joel Armia.

« Ça me fait chaud au cœur de voir trois joueurs de la Finlande à Montréal », a-t-il dit avec le sourire. 

Le retrait de
son chandail ?

Très généreux avec les journalistes, comme il l’était lors de son règne de capitaine à Montréal, Koivu a offert une réponse honnête quand l’auteur de ces lignes lui a demandé s’il pensait voir un jour son chandail numéro 11 dans les hauteurs du Centre Bell. 

« Ha ! Je ne sais pas. J’ai connu une longue carrière et j’ai porté le “C” pendant plusieurs saisons, ici à Montréal. Mais comme équipe, nous avons connu des saisons difficiles. Quand tu regardes dans le toit du Centre Bell, il y a des joueurs remarquables. J’étais heureux de la soirée qu’on m’a réservée il y a quatre ans, je ne l’oublierai jamais. »