/news/society
Navigation

La consommation d’alcool et de drogues chute chez les ados montréalais

La consommation d’alcool et de drogues chute chez les ados montréalais
volff - Fotolia

Coup d'oeil sur cet article

MONTRÉAL – Les adolescents montréalais consomment moins d’alcool et de drogue qu’il y a cinq ans, les jeunes de la métropole étant toujours beaucoup plus sages que ceux du reste du Québec, indique une étude. 

Environ 41 % des élèves d’une école secondaire de l’île de Montréal reconnaissaient avoir bu de l’alcool, selon l’Enquête québécoise sur la santé des jeunes du secondaire (EQSJS) menée en 2016-2017 par l’Institut de la statistique du Québec. C’est 9 % de moins que lors de la précédente enquête, en 2010-2011. 

«Notre hypothèse est que la prévention a contribué à cette baisse», a souligné Natalia Gutierrez, agente de recherche à la Direction régionale de santé publique (DRSP) de Montréal, qui a fait connaître les résultats sur son territoire mardi. 

Encore plus encourageant pour la DRSP: parmi les adolescents montréalais qui ont consommé des boissons alcoolisées, 54 % confient l’avoir déjà fait de manière excessive. Cinq ans plus tôt, ils étaient 62 %. 

En matière de consommation juvénile d’alcool, Montréal continue donc de faire très bonne figure par rapport au reste du Québec, a souligné la santé publique. 

Effectivement, les jeunes qui vont au secondaire sur l’île sont 15 % moins nombreux à avoir trinqué que ceux qui fréquentent une école ailleurs en province, un écart qu’on observait déjà en 2010-2011. 

«À Montréal, la population est plus multiculturelle. C’est la seule raison qu’il pourrait y avoir», a commenté Mme Gutierrez, faisant référence au fait que dans certaines cultures, la prise d’alcool ne fait pas partie des mœurs, alors que dans la tradition québécoise, elle est beaucoup plus enracinée. 

Lorsqu’il est question de drogues, la métropole se démarque également pour le mieux par rapport au reste du Québec. 

Moins de drogues à Montréal 

Dans les autres régions, 20 % des jeunes disaient avoir pris de la drogue au moins une fois dans les douze derniers mois en 2016-2017; cinq ans auparavant, on parlait de 26 %. 

À Montréal maintenant, ce taux est passé de 20 à 16 % entre les deux études, «une très bonne nouvelle», pour Natalia Gutierrez. 

À noter cependant que ces chiffres ont été prélevés avant la légalisation du cannabis, qui demeure bien entendu interdit aux mineurs, mais qui pourrait quand même devenir plus accessible pour eux. 

L’effet de cette nouvelle politique sur la consommation sera connu en 2021, a précisé Natalia Gutierrez. 

«C’est un gros changement, mais c’est un encadrement très strict au Québec, beaucoup plus que dans les autres provinces», a-t-elle tenu à ajouter, optimiste que la tendance se maintienne.