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Pas de cadeau pour Legault

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Soupir de soulagement, François Legault a évité les affrontements sur la loi 21 et les pipelines. Les premiers ministres ont offert un « front commun » sur l’économie, la santé, les infrastructures.

Tout est bien qui finit bien ? Pas tout à fait. François Legault a aussi reçu toute une leçon de realpolitik canadienne.

Le nucléaire avant l’Hydro

Le rêve d’exporter massivement l’hydro-électricité québécoise vers les autres provinces a encore une fois frappé un mur.

Celles-ci ont trouvé une voie bien plus intéressante, une avenue qui permettrait de réduire les GES et deviendrait un nouveau moteur économique pour ces provinces.

Le nouveau pacte nucléaire entre l’Ontario, la Saskatchewan et le Nouveau-Brunswick est simple : pourquoi créer des emplois au Québec en achetant son hydro-électricité, quand ces provinces pourraient être à l’avant-scène de la technologie nucléaire de demain, celle des petits réacteurs modulaires ?

On parle ici de petits réacteurs, plus simples, plus sécuritaires que les vieilles centrales traditionnelles. Une révolution technologique qui a même converti plusieurs environnementalistes.

Quoi qu’en dise Québec, l’Hydro ne fera jamais le poids face au potentiel économique de cette technologie qui ouvre les portes d’un marché mondial de 150 milliards $.

L’art du deal...

Et il est bien là le problème de François Legault.

Reconnaître sur papier que nos ressources (lire ici le pétrole) sont les plus durables et éthiques du monde, c’est une chose.

Mais pour convaincre ses homologues de privilégier l’Hydro aux dépens du nucléaire, il faudrait offrir quelque chose en retour.

Or ce que le reste du pays veut, c’est au moins, une ouverture à discuter d’un corridor énergétique.

Tant que le Québec s’y refusera bec et ongles, il prend le risque de demeurer en marge des grands projets créateurs de richesse.

Après tout, des deals, ça ne se fait pas à sens unique.