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[EN IMAGES] Cérémonie à l’Assemblée nationale en mémoire des victimes de Polytechnique

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Les chefs de tous les partis à l’Assemblée nationale ont appelé au «devoir de mémoire» au moment de remettre une médaille à titre posthume aux 14 femmes assassinées lors de l'attentat antiféministe survenu à Polytechnique Montréal le 6 décembre 1989.  

Trois décennies plus tard, ils ont pris la parole pour commémorer ce drame devant des dizaines de proches des victimes conviés dans le Salon rouge du Parlement. Des députés de tous les partis étaient également sur place pour cette cérémonie sobre et touchante.      

Photo Simon Clark

«Nous pouvons dire qu’il y a un avant et un après-Polytechnique», a déclaré le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, en ouverture, sous les lumières tamisées, pour l’occasion, de la salle du conseil législatif.      

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L’attentat de Polytechnique Montréal est une «cicatrice» dans l’histoire du Québec, a soutenu le premier ministre François Legault devant les proches des victimes. «Depuis ce 6 décembre, on ne peut plus reléguer la lutte pour l’égalité [entre les hommes et les femmes]», a-t-il dit.      

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«Les Québécois savent se soutenir, les Québécois savent se dire "plus jamais"», a ajouté le chef de la Coalition avenir Québec.      

Pour le chef par intérim du Parti libéral, Pierre Arcand, le geste posé par le tueur Marc Lépine a rappelé aux Québécois «que rien n’est jamais gagné».      

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  «Avant le 6 décembre 1989, nous avons cru que les droits des femmes et leur émancipation étaient une lutte qui était derrière nous. Après, nous avons compris qu’il ne faut jamais baisser la garde et que l’éducation et la promotion des valeurs de notre société sont essentielles», a-t-il expliqué au micro.      

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Rappelant qu’une femme meurt assassinée par son conjoint ou son ex-conjoint tous les mois au Québec en moyenne, la co-porte-parole de Québec solidaire, Manon Massé, a réitéré l’importance de lutter contre la violence faite aux femmes.      

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«C’est ça qui est de trop, c’est la haine des femmes. Le souvenir ne peut rien changer au passé et ne ramènera malheureusement pas nos sœurs, nos filles, nos amies, nos concitoyennes, mais nous donne une chance de nous affranchir du cercle vicieux de la violence», a-t-elle lancé.      

Le chef parlementaire du Parti québécois, Pascal Bérubé, a quant à lui parlé de l’écho de l’attentat de Polytechnique Montréal auprès de tous les Québécois alors qu’il considérait lui-même les victimes «comme des proches» au moment du drame.      

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«Ça se passait ici, chez nous. Dans une école de Montréal. Là où des gens que je connais, des gens de ma famille, de mon patelin, auraient pu étudier», a-t-il expliqué d’un ton solennel en rappelant qu’une des victimes venait de Saint-Ulric, un village de la circonscription qu’il représente maintenant.      

Les photos de chacune des femmes décédées lors de cette tuerie sont apparues sur un grand tableau au son d’un trio à cordes alors que les personnes présentes pour la cérémonie venaient tour à tour déposer une rose blanche à l’avant en mémoire des victimes.      

Photo Simon Clark

L’agora de l’Assemblée nationale est transformée en lieu de recueillement à la mémoire des 14 victimes de Polytechnique Montréal jusqu'à vendredi.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.