/finance
Navigation

Hydro-Québec Gonfler les profits grâce à la transition énergétique

Éric Martel
Photo Pierre-Paul Poulin Éric Martel, Grand patron d’Hydro-Québec

Coup d'oeil sur cet article

Après avoir mis en vain le cap sur l’international il y a 4 ans, Hydro-Québec a présenté hier un nouveau plan stratégique qui prévoit maintenant d’accroître de façon importante les ventes d’électricité... au Québec.    

Le PDG Éric Martel veut faire passer les profits annuels d’Hydro-Québec de 3,1 milliards $ en 2018 à 5,2 milliards $, d’ici 2030. Et, si dans le plan de 2015, une part considérable de cette croissance devait provenir de l’achat d’actifs à l’étranger, c’est plutôt ici même au Québec qu’il espère maintenant maximiser ses profits.   

Comment ? En accélérant le virage vert de la province. À l’heure actuelle, seulement 35 % de toute l’énergie consommée au Québec est électrique, dit-il. Hydro-Québec a notamment comme ambition d’éliminer d’ici la fin de 2024 l’équivalent des émissions de 1,5 million d’automobiles.  

Avec cet objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES), la société d’État souhaite aussi « contribuer de manière importante » à l’atteinte des cibles fixées par Québec pour 2030.  

On souhaite aussi attirer des industries énergivores comme les serres et les centres de données et de calcul, pour qui le Québec est attrayant en raison des faibles coûts de l’électricité.   

Fini l’international ?  

La croissance passera par un « cocktail » de solutions, tant hydroélectriques, solaires qu’éoliennes, a résumé M. Martel.  

Hydro-Québec ne renie pas pour autant ses ambitions internationales, mais l’achat d’actifs ailleurs jouera de toute évidence un rôle secondaire. Cet engagement est évoqué pour la première fois à la page 32 du plan stratégique 2020-2024.   

« C’est encore une cible, les exportations, les acquisitions au Québec ou à l’international, et la commercialisation de nos innovations », a dit M. Martel.