/sports/opinion/columnists
Navigation

Kim Clavel sans complexe

Kim Clavel est une personne passionnée... et passionnante.
Photo courtoisie, EOTTM, Vincent Éthier Kim Clavel est une personne passionnée... et passionnante.

Coup d'oeil sur cet article

Évidemment que même à Dorado à Porto Rico, Kim Clavel a entendu parler de la minisaga qui a suivi le combat en finale de Marie-Ève Dicaire.

Les critiques envers la boxe féminine émises par certains commentateurs l’ont agacée un peu, mais rien pour l’empêcher de dormir.

« Le pire a été Michel Villeneuve à la radio, mais juste à voir comment les gens ont défendu notre sport, ça m’a réconfortée », a expliqué la boxeuse, hier au Casino.

Bah, Michou c’est Michou...

En fait, la situation de Kim Clavel est différente. Elle n’a pas encore à livrer de finale et à supporter la vente d’un gala de boxe. De plus, son style est plus dynamique que celui de Marie-Ève Dicaire et jusqu’à maintenant, les amateurs ne se sont jamais ennuyés pendant un de ses combats.

« Et il y a un facteur que Marie-Ève ne contrôle pas et dont elle n’est pas responsable. Dans ma catégorie de poids, il y a 150 filles. Elles sont toutes rapides et veulent toutes se tailler une place dans l’élite. Dans les 154 livres, elles ne sont que quelques-unes à faire carrière. Ce n’est quand même pas de la faute de Marie-Ève, de dire Mlle Clavel.

Kim Clavel est une personne passionnée... et passionnante. Infirmière de profession à l’hôpital de Joliette, elle a négocié pour obtenir un congé sans solde d’un an. Il se termine le 8 août 2020. Mais elle ne se met pas de pression inutile.

Elle se considère comme une très bonne infirmière et elle estime que si elle avait besoin d’une prolongation de congé, il y aurait toujours moyen de s’entendre.

Mature

Et puis, elle n’est pas la première venue dans la boxe féminine.

« J’ai livré 85 combats chez les amateurs. Dont plusieurs avec des rounds de trois minutes. D’ailleurs, pendant mon camp d’entraînement, je faisais des rounds de trois minutes, sauf à la fin pour reprendre le rythme des deux minutes. On n’a pas beaucoup le temps d’utiliser une stratégie quelconque en deux minutes. Je suis favorable à un changement des règlements pour la boxe féminine », ajoute Kim.

Elle est mature. Elle s’entraîne avec Danielle Bouchard, la conjointe de Stéphan Larouche, un entraîneur non grata chez Eye of the Tiger Management. Tout le monde était ensemble à Porto Rico puisque Jean Pascal s’y entraînait en même temps qu’elle.

« Je ne mêle pas les affaires des autres aux miennes. Moi, je travaille avec Danielle, une des plus grandes pionnières de la boxe féminine au pays », assure-t-elle.

Une passion pour les chevaux

Si Kim Clavel n’avait pas choisi la boxe pour vivre une passion, ce sont les chevaux qu’elle aurait domptés. Elle vient d’une famille de cowboys et de cowgirls. D’ailleurs, son père Pierre Clavel a été champion du monde en rodéo. C’est un artiste du lasso qui attrape un veau plus vite que Carey Price saisit une rondelle. Sa sœur Angie Clavel-Willey vit en Oklahoma, à la frontière du Texas. La prochaine fois qu’on va passer dans le coin en moto, on va arrêter lui dire bonjour.

« Mon père est maréchal-ferrant. Le plus vieux métier du monde. Il fait ça encore à plein temps. Au Québec, les gens n’achètent plus de chevaux pour le travail et par besoin. Mais ils sont plusieurs à aimer les chevaux. Il faut les entretenir et les soigner. C’est pour ça qu’il y a des dentistes pour leurs dents et des vétérinaires pour leurs maladies », dit-elle.

En attendant de retrouver son autre sport favori, Kim a de grands défis devant elle. À 108 livres, elles sont nombreuses, elles sont souvent Asiatiques et elles sont coriaces...

On ne s’ennuiera pas souvent.

La bonne humeur du Mexique

Comme à tous les galas de boxe professionnelle au Québec, on retrouve toujours quelques Mexicains et Mexicaines chez les adversaires de nos chouchous locaux.

Quand c’est Stéphane Loyer qui les déniche à La Paz ou à Guadalajara, en passant par Tijuana et Mexico, ils sont souvent coriaces et forts d’une série de combats âprement disputés dans les villes secondaires du Mexique.

Quand BoxRec parle de 23 combats, il faut parfois lire 35 puisque bien des batailles du vendredi soir dans des bleds perdus ne sont pas consignées.

Et parfois, Dominique de la Sablonnière déniche un Mexicain pas piqué des vers. On en a vu un au Centre Vidéotron le 23 novembre.

Boxeur farceur

Mais hier, j’ai trouvé que Rolando Paredes de Mexicali était un peu trop optimiste. Il est venu jaser en espagnol avec quelques journalistes. Si, si, cerveza mas fria, buenas tardes, gratias...

Souriant, rieur. Il a visiblement plus d’expérience que sa fiche ne l’indique. Mais contre Lexson Mathieu, je sourirais moins.

Quant à Jose Antonio Villalobos, un de ces fiers et durs gars de l’Argentine, je le voyais dans le face-à-face avec Sadriddin Akhmedov et je me disais en latin : « pauper homo !!! »

DANS LE CALEPIN | Michel Hamelin, de la Régie des alcools, des courses et des jeux, était censé arriver en ville de sa lointaine campagne hier en fin d’après-midi. Si les chemins sont ouverts à Thetford Mines.