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Tuerie antiféministe de Polytechnique: un tueur qui ciblait clairement les féministes

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Il y a 30 ans, Marc Lépine entrait dans l’École polytechnique de Montréal armé d’une carabine et d’un couteau avec un seul but : tuer des féministes.  

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Il a froidement abattu 14 femmes avant de s’enlever la vie.  

Marc Lépine serait arrivé à l’École polytechnique vers 16 h, selon le rapport du coroner produit après la tuerie.  

Mais c’est une heure plus tard, vers 17 h 10, qu’il fait son entrée dans le local C-230.4 au deuxième étage. Il tient sa carabine à deux mains et ordonne aux étudiants de se séparer : les filles d’un côté, les garçons de l’autre.  

Personne ne réagit. Il répète sur un ton plus autoritaire. Il indique avec sa main gauche aux étudiantes de se rendre vers le point arrière gauche de la classe et il dit aux garçons de sortir.  

Lépine s’approche des femmes. Il leur dit que si elles sont là, c’est parce qu’il « lutte contre le féminisme ». L’une d’elles rétorque que non, elles ne sont pas féministes, pas contre les hommes. Mais il ouvre le feu.  

Après une trentaine de coups de feu, il laisse derrière lui neuf victimes, dont six sont mortes.  

La mairesse de Montréal, Valérie Plante, et la mairesse d’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, lors du point de presse à la Place-du-6-décembre-1989, hier.
Photo Agence QMI, Toma Iczkovits
La mairesse de Montréal, Valérie Plante, et la mairesse d’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, lors du point de presse à la Place-du-6-décembre-1989, hier.

L’homme de 25 ans se rend ensuite dans un local de photocopieuses, blessant trois étudiants avec ses balles. Il recharge son arme dans un escalier.  

Au deuxième étage, il croise une étudiante, qu’il blesse aussi d’un coup de feu. Une jeune femme réussit à verrouiller la porte d’un local pour l’empêcher d’entrer. Mais Lépine lui tire une balle mortelle à travers une vitre voisine.  

Le tueur descend ensuite à la cafétéria où se trouve une centaine de personnes qui prennent la fuite après les premiers coups de feu. Trois étudiantes ont péri.  

Il surgit ensuite au troisième étage. Il tire sur des étudiants dans le corridor.  

Il entre dans un local où il fait feu sur des étudiantes, trouvant celles cachées entre les rangées de pupitres.  

Une étudiante blessée appelle à l’aide. Lépine la rejoint et lui assène trois coups de couteau.  

Il s’assoit dans le local et se suicide d’une balle à la tête. Il est environ 17 h 30. Dans sa lettre de suicide, retrouvée sur lui, il avait notamment écrit que les féministes lui « ont toujours gâché la vie ».

La présidente du Comité Mémoire, Catherine Bergeron, était à l’émission Dutrizac sur QUB radio: