/finance/news
Navigation

Un party de Noël dans le Sud pour ses 30 employés

Une entreprise techno mise sur les avantages sociaux pour retenir son personnel

Pierre Valois
Photo Pierre-Paul Poulin Yannick Miller et Pierre Valois, de la firme Malicis, ont mis en place plusieurs stratégies de rétention des employées, dont leur payer un voyage dans le Sud à Noël.

Coup d'oeil sur cet article

Face au manque criant d’effectifs en TI, Malicis déploie plusieurs stratégies pour favoriser la rétention de son personnel. Le party de Noël dans le Sud n’est qu’une des activités de reconnaissance mises en place par la PME technologique.

Fêter Noël dans le Sud semble devenir une mode dans les entreprises.

« On l’a fait l’an dernier pour la première fois, et cela a eu un impact positif sur l’équipe. Les gens en ont parlé pendant plusieurs mois », explique Pierre Valois, vice-président Finances et Opérations de Malicis, une firme-conseil en virtualisation de systèmes. 

Après la République dominicaine en 2018, dirigeants et employés vont prendre cette année la direction de Cancún, au Mexique, du 19 au 22 décembre.

Au programme : le party de Noël et trois activités de consolidation d’équipe ; rien de trop sérieux à l’horaire : un jeu, un rallye photo et un match de volleyball.

L’avion, l’hébergement, les repas et toutes les dépenses sont assumés par Malicis. La facture devrait s’élever à 35 000 $ environ, estime Pierre Valois, qui voit ça comme un investissement plutôt qu’une dépense.

« La reconnaissance de l’apport de nos employés fait partie de notre ADN comme entreprise », dit-il. 

Être aux petits soins 

La PME offre, en effet, plusieurs avantages à ses troupes. En plus du cellulaire, elle paie le forfait internet à la maison, la carte de transport OPUS, l’abonnement au gym ou à une activité sportive, des formations, etc.

De plus, Malicis octroie un mois de vacances dès l’embauche. Elle a aussi mis en place un programme d’actionnariat pour ses employés après cinq ans de service. 

« Les avantages sociaux, c’est le nerf de la guerre dans un marché de l’emploi aussi serré, explique Pierre Valois. Ce qui nous différencie, c’est aussi notre philosophie de gestion. Chez nous, on offre des postes à temps plein, pas juste de la pige. Les gens ont la possibilité de se perfectionner. Ils ont aussi le droit à l’erreur. »

« Notre porte est toujours ouverte si une personne rencontre des difficultés dans sa vie personnelle. Il nous est arrivé d’aider un employé à se trouver un logement lors d’une séparation ou de lui avancer de l’argent. »

Des pratiques qui ont un réel impact sur le taux de roulement « qui est très bas ». 

Malicis, qui enregistre une croissance annuelle de 30 %, déploie de nombreux efforts pour trouver son personnel. Elle vient de participer à une mission de recrutement en France, et une autre est prévue en Colombie en 2020.

Malgré tout, elle peine à pourvoir tous ses postes et doit régulièrement refuser de nouveaux clients. 

« Cela limite notre développement alors que la demande est toujours plus forte », conclut M. Valois.

Santé

Besoins criants dans la péninsule gaspésienne

Notre chronique de la semaine dernière faisait part des besoins d’embauche dans le secteur de la santé en Gaspésie. Un récent portrait détaillé de l’effectif infirmier au Québec a permis de faire le point sur la situation régionale, qui apparaît inquiétante aux yeux des responsables syndicaux.

Selon les données, depuis 2014-2015, les effectifs ont diminué de 2,2 %. De plus, la Gaspésie compte le personnel le plus âgé au Québec alors que 21 % des infirmiers et infirmières auxiliaires sont âgés de 55 ans et plus. « C’est donc dire que près de 200 d’entre eux pourraient prendre leur retraite au cours des cinq prochaines années », explique Pier-Luc Bujold, président du Syndicat des infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes de l’Est-du-Québec (SIIIEQ-CSQ).

Par ailleurs, le nombre d’inscriptions au programme de Soins infirmiers au Cégep de la Gaspésie est en baisse de 25 % depuis 2013. Le taux élevé de congés pour invalidité crée un contexte difficile pour combler les besoins des établissements de santé.

Mission de recrutement

Un voyage payant pour employeurs d’ici à Paris

Le gouvernement québécois dresse un bilan positif des dernières Journées Québec qui ont eu lieu récemment à Paris, en France. Quelque 122 employeurs ont participé à cette 21e édition de la mission de recrutement. 

En tout, ceux-ci avaient plus de 2200 postes à offrir dans plusieurs secteurs économiques allant de la construction aux services sociaux. 

Au total, 13 320 personnes se sont inscrites à l’événement, et 3516 candidatures ont été retenues pour des entretiens d’embauche. 

À noter que les deux prochaines Journées Québec se dérouleront les 25 et 26 janvier 2020 à Bogota, en Colombie, et à Casablanca, au Maroc, les 28 et 29 mars 2020. 

Les entreprises qui participent à ces missions organisées par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration peuvent bénéficier d’aides financières du ministère du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale.

Des travailleurs miniers mieux formés

Depuis mai dernier, les étudiants du Centre de formation professionnelle de la Baie-James (CFPBJ) ont la possibilité d’apprendre les rudiments du métier à l’aide d’un simulateur d’engins miniers et forestiers haute-fidélité, une innovation qui contribue efficacement à leur formation.

« L’apprentissage axé sur la pratique aide les élèves à augmenter leur confiance en eux, ce qui leur permet d’être moins anxieux lors de l’exécution des manœuvres, explique Sonia Caron, directrice de services et de centre au CFPBJ. Ils comprennent mieux leurs gestes et les impacts qui en découlent. Notons également que la rétroaction des enseignants aux élèves est facilitée et permet de corriger rapidement les erreurs d’exécution ».

En plus de bonifier l’offre de formation, ce simulateur permet à l’établissement d’attirer des étudiants intéressés par l’outil. À ce jour, 474 élèves ont complété une demande d’inscription, et 129 d’entre eux ont été formés.

♦ Chaque samedi, Le Journal traitera des enjeux touchant la pénurie de main-d’œuvre. Comment les entreprises s’ajustent à cette nouvelle réalité. Comment les travailleurs, jeunes, immigrés et plus âgés, s’y préparent.

♦ Si vous avez des témoignages à donner ou des solutions à proposer, veuillez écrire à yves.daoust@quebecormedia.com