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Plusieurs entraîneurs sur la sellette dans la NFL

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Photo d'archives, AFP Ron Rivera a maintenu un dossier plus que respectable de 76-63-1 avant de perdre son emploi plus tôt cette semaine comme entraîneur-chef des Panthers.

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Le monde du sport est souvent rempli d’injustices et la NFL n’y fait certainement pas exception. Cette semaine, c’est Ron Rivera qui a payé le prix pour les insuccès des Panthers de la Caroline, mais plusieurs autres entraîneurs auraient pu être limogés avant lui et devraient le rejoindre au chômage sous peu.  

Les Panthers semblaient plafonner depuis l’an dernier, mais durant son règne de neuf saisons à la barre de l’équipe, Rivera les a menés à quatre titres de division, ce qu’aucun autre entraîneur dans l’histoire de la franchise ne peut revendiquer.  

À son arrivée en 2011, il a hérité d’une franchise dans les bas-fonds et en a fait une équipe compétitive qu’il a même amenée au Super Bowl, en 2015.  

Depuis la saison dernière, les pépins de santé du quart-arrière Cam Newton ont saboté tout espoir. Et c’est justement là où le timing du renvoi de Rivera a de quoi étonner. Sans son quart-arrière partant, Rivera n’a pas fait de miracles, mais il a le mérite d’avoir gardé le navire à flot.  

Certains diront qu’il a mal géré le dossier médical de Newton, mais il n’a jamais forcé la main de son joueur étoile. Il l’a juste mal protégé contre lui-même. Newton lui a même rendu un vibrant hommage cette semaine en affirmant qu’il l’avait toujours laissé être lui-même. Il ne serait pas si étonnant que les deux hommes se retrouvent à travailler ensemble ailleurs la saison prochaine.  

En fin de compte, le congédiement de Rivera n’est pas tant une question de rendement que de choix personnel d’un nouveau propriétaire qui souhaite choisir son propre personnel plutôt que celui du régime antérieur.  

Plusieurs sièges éjectables  

Aux quatre coins de la ligue, d’autres pilotes n’ont clairement pas fait mieux que Rivera même s’ils continuent de diriger.  

Que dire de Doug Marrone, à Jacksonville ? Les Jaguars viennent de perdre quatre matchs de suite par des marges honteuses de 23, 20, 22 et 17 points. L’expérience Nick Foles, après celle de Blake Bortles, semble un autre échec retentissant. Mis à part le bref mirage de 2017, cette équipe est en dormance sous sa gouverne, et des conflits ont même chassé le demi de coin étoile Jalen Ramsey.  

Chez les Giants, Pat Shurmur montre une fiche de 7-21 en presque deux saisons complètes. Est-ce qu’il mérite plus de temps pour établir les fondations de son programme avec un jeune quart-
arrière ? Probablement, mais sachant qu’il a montré un dossier de 9-23 auparavant dans le même rôle à Cleveland, il n’y a pas lieu d’être optimiste, surtout que l’attaque ne progresse pas malgré de bons éléments en place.  

À Atlanta, Dan Quinn perdra visiblement son emploi au terme de la saison, considérant que les Falcons constituent l’une des grandes déceptions de l’année. Il n’a pas su construire une défensive à la hauteur de la réputation qu’il s’était forgée à Seattle.   

Une année seulement ?  

À sa première année à la barre des Browns de Cleveland, Freddie Kitchens n’a rien fait qui justifierait de revenir avec lui l’an prochain.   

Les Browns sont indisciplinés et son approche plutôt amicale ne semble pas convenir à un tel vestiaire bourré d’ego. Son manque flagrant d’expérience est ressorti à plusieurs reprises cette saison. Les Browns doivent se demander s’ils veulent continuer de laisser leur entraîneur-chef apprendre sur le tas avec un alignement prêt à gagner maintenant ou apporter des changements après une seule saison.  

Enfin, inutile de parler de Jason Garrett avec les Cowboys. Il vit sur du temps emprunté à moins d’un miracle. Cette fois, Jerry Jones en a assez vu.  

5 points à surveiller  

Scénarios pour les séries  

Les Saints sont les seuls qui sont qualifiés pour les séries, mais six équipes pourraient en faire autant. Les Patriots et Seahawks ont le scénario le plus simple puisqu’ils obtiennent leur billet avec une victoire. Les Ravens en feront autant avec une victoire et une défaite des Steelers, tandis que les Chiefs ont aussi besoin d’un gain et d’un revers des Raiders. Si les 49ers gagnent et que les Rams perdent, ils seront qualifiés. Enfin, les Bills doivent gagner face aux Ravens et espérer plusieurs défaites.  

Duel de gazelles  

Le match opposant les Bills aux Ravens mettra en vedette deux quarts-arrière qui causent des ravages en courant avec le ballon. Les 977 verges au sol de Lamar Jackson le positionnent au sommet, mais son vis-à-vis des Bills, Josh Allen, est troisième avec 430 verges par la course. Dans l’histoire, jamais un match n’a opposé deux quarts qui ont gagné autant de verges au sol (1407).  

2000 verges pour McCaffrey ?  

Le porteur de ballon des Panthers, Christian McCaffrey, compte présentement 1811 verges au total, soit au sol et par la passe. C’est donc dire que s’il gagne 189 verges face aux Falcons, il atteindra le plateau des 2000 à son 13e match de la saison. Dans l’histoire, seuls Jim Brown (1963), OJ Simpson (1975), Walter Payton (1977), Priest Holmes (2002) et Chris Johnson (2009) ont accompli l’exploit en 13 parties.  

Kelce parmi les meilleurs  

Travis Kelce a déjà gagné 923 verges cette saison. Face aux Patriots, s’il en ajoute 77 au compteur, il franchira la barre des 1000 verges pour une quatrième saison. Parmi les ailiers rapprochés, seuls Tony Gonzalez, Rob Gronkowski et Jason Witten revendiquent quatre saisons d’au moins 1000 verges.  

Les botteurs en arrachent  

On a souvent l’impression que les botteurs en arrachent de plus en plus et ce n’est pas faux. À travers la ligue, ceux-ci convertissent leurs placements dans une proportion de 79,9 %, contrairement à 84,7 % la saison dernière. Selon le Buffalo News, qui a compilé les données, cette baisse de 4,8 % d’une saison à l’autre serait la plus importante de l’histoire. Quant aux transformations, le taux est passé de 94,3 % à 93,2 %.