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Le petit Elliot aura finalement le médicament espéré

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Les parents du petit Elliot ont poussé un soupir de soulagement lundi, leur cri du coeur lancé la semaine dernière ayant été entendu. 

La famille a reçu l'appel, tant espéré, lui confirmant que le garçon de 4 ans, atteint d'une maladie rare et incurable, allait finalement pouvoir recevoir le médicament pour le protéger contre un virus respiratoire (VRS). 

Elliot s'était vu refuser le médicament (Synagis) parce qu'il est normalement administré aux enfants de moins de deux ans. 

«C'est la madame qui s'occupe du comité de dérogation à Québec qui m'a annoncé que la compagnie [pharmaceutique] qui créait le Synagis a décidé de faire un don de compassion à Elliot», a expliqué la mère, Geneviève Gagnon, émue par la bonne nouvelle. 

Elliot pourra donc obtenir le médicament tout à fait gratuitement. Selon sa mère, il recevra sa première dose dès mercredi à Québec. Les quatre autres lui seront administrées à l'hôpital d'Alma. Chaque dose coûte autour de 2000$. 

«J'ai crié, j'étais contente. C'est comme une victoire dans le fond. Je me suis battue, je n'ai pas lâché et ça a payé. Je l'aurai fait jusqu'à la fin pour mon fils», a affirmé Geneviève Gagnon, elle qui a déployé beaucoup d'efforts dans les derniers jours pour que son message soit entendu. 

Gagnon est même allée jusqu'à cogner à la porte de la ministre responsable du Saguenay–Lac-Saint-Jean, Andrée Laforest, lundi matin. Mme Laforest s'est dite profondément touchée par l'histoire du petit Elliot. 

«On avait jusqu'à jeudi pour trouver le vaccin en question. J'ai fait des téléphones au ministère de la Santé et à d'autres ministères. J'ai dit à Mme Gagnon: “On va lancer la perche à tout le monde. Il faut absolument que quelqu'un vous aide”», a indiqué la ministre Laforest. 

Les parents d'Elliot ont également tenu à remercier tous ceux qui les ont appuyés dans leur bataille. 

«Un gros merci à ceux qui nous ont supportés. C'est grâce à vous si j'ai continué à pousser les choses, si j'ai continué à garder espoir. Ensemble, on peut changer les choses. On a la preuve. On a gagné. On va espérer passer un bel hiver avec Elliot. 

«On peut prendre ça comme un beau cadeau de Noël. Je pense que c'est le plus beau cadeau qu'on puisse lui faire.»