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Le studio québécois Rodeo FX travaillera sur Stranger Things 4

Le studio québécois Rodeo FX travaillera sur Stranger Things 4
Photo courtoisie, Netflix

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LOS ANGELES | Dans la foulée d’une rencontre avec François Legault chez Netflix, à Hollywood, le studio québécois Rodeo FX a annoncé qu’il signera les effets spéciaux de la prochaine saison de Stranger Things, contribuant au maintien de 100 à 150 emplois au Québec.

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L’entreprise fondée par le Princevillois Sébastien Moreau est notamment derrière les monstres de la plupart des épisodes de la saison 3 de la populaire série diffusée sur Netflix.

Pour la quatrième saison, le studio québécois agira à titre de partenaire principal en matière d’effets visuels. Le salaire annuel moyen chez Rodeo FX oscille autour de 75 000 $.

«Ce nouveau partenariat de Rodeo FX avec Netflix me rend très fier du talent québécois en matière d’effets visuels», a commenté le premier ministre Legault.

«À l’heure où les plateformes de diffusion en continu se multiplient, on doit positionner stratégiquement l’industrie québécoise pour que nos artisans québécois puissent tirer profit des possibilités exceptionnelles offertes par ces vitrines», a-t-il déclaré, en marge d’un arrêt aux bureaux de Netflix à Hollywood.

Grands joueurs de l’industrie

L’agenda du premier ministre Legault en cette deuxième journée de mission en Californie est très chargé. Il multipliera les rencontres avec les grands joueurs de l’industrie, dont Sony, Disney et NBCUniversal.

M. Legault aimeraient voir augmenter les retombées des tournages étrangers au Québec, qui stagnent depuis quelques années entre 300 à un peu moins de 400 M$.

«Je ne m’attends pas à signer de contrat aujourd’hui, vous allez comprendre, mais je sens déjà (...) des belles ouvertures et je m’attends, dans l’année qui vient, à ce qu’il y ait des contrats de signés», a indiqué M. Legault, lors d’une mêlée de presse à Los Angeles, lundi matin.

«Ce que je veux c’est des projets qui sont à long terme, pas seulement des projets qui sont pour un film ou une production», a-t-il précisé.

Il doit aussi diner avec le réalisateur québécois Jean-Marc Vallée, qui est notamment derrière la série Big Little Lies, «une belle fierté pour tous les Québécois», a souligné le premier ministre.

Exporter davantage

Le premier ministre souhaite non seulement attirer davantage de tournages étrangers, mais aussi exporter plus de productions québécoises.

«On fait les deux, a-t-il expliqué. On veut dire à Netflix diffusez des productions québécoises. Puis on veut dire à Netflix venez produire au Québec avec des employés québécois. Créer des emplois payants au Québec.»

En Californie, le salaire annuel moyen est de 76 000 $US, comparativement à 37 000 $US.

«Entre les deux il y a quelque chose d’intéressant de dire à ces gens-là bien venez produire au Québec, nous on va augmenter notre salaire moyen et vous vous êtes capable de diminuer un petit peu votre coût», a dit M. Legault.

Une aide bonifiée en 2020

Le premier ministre promet également de bonifier l’aide qui est offerte aux entreprises québécoises.

«Vous allez voir, en culture, on va faire des annonces au courant de l’année 2020, a-t-il laisser planer. Il faut plus produire au Québec, il faut plus exporter ce qu’on produit au Québec.»

«On a fort à faire aussi au niveau local», a souligné le réalisateur Jean-Marc Vallée, lors d’une brève d’images au restaurant où il a pris le diner avec M. Legault.

Il souhaite entre autres que les «petites boites» comme Fake Studio, avec laquelle il a travaillé pour les effets visuels de Big Little Lies, puissent être «sauvegardées» avec l’aide de l’État.

M. Legault se rendra mardi dans la Silicon Valley, avant de rencontrer le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, mercredi.

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