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Les propositions d’un comité d’expert font presque dérailler la saison

La saison de ski universitaire ne tenait qu’à un fil.

Close up of the ski goggles of a man with the reflection of snowed mountains.  A mountain range reflected in the ski mask.  Man  on the background blue sky. Wearing ski glasses. Winter Sports.
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Insatisfaits des propositions soumises par le comité d’expert le 11 novembre, seulement quelques semaines avant le début de la saison, les skieurs des Carabins de l’Université de Montréal ont jonglé avec la possibilité de boycotter le circuit.  

La situation était suffisamment sérieuse pour qu’un point de presse prévu par le Rouge et Or de l’Université Laval la semaine dernière soit annulé. Mercredi dernier, les skieurs ont rencontré les dirigeants des Carabins et décidé de disputer la saison.  

«On ne comprend pas pourquoi on n’a jamais été consulté, déplore le capitaine de l’équipe masculine, Louis Perron-Wojcik. On a soumis une contre-proposition qui a reçu l’appui de 100% des skieurs et qui conciliait les intérêts de toutes les parties, mais on n’a jamais reçu un retour. Oui, le boycott a été une option, mais nous avons décidé de rester membres du RSEQ. La direction des Carabins a été compréhensive et nous a écoutés. On a reçu un appui total de leur part et on ne peut pas se plaindre. On leur a fait part de nos plaintes et ils nous ont écoutés.» 

Le comité d’expert formé de gens du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (MEES), de Ski Québec Alpin et du RSEQ a accouché de propositions qui ont fait sursauter les skieurs.   

Aucun point FIS  

À l’exception de la finale sur deux jours, toutes les courses sont maintenant regroupées au sein du circuit Super Séries. Quant à la finale, aucun point FIS ne sera à l’enjeu, ce qui en diminue le prestige.  

«Le circuit Super Séries n’est pas adapté au calendrier scolaire, a mentionné la capitaine de l’équipe féminine Marie Desrosiers. Les courses se dérouleront la semaine et nous allons nous mesurer à des skieurs qui n’ont pas les mêmes contraintes que nous. Ça ne répond pas à nos attentes. Au départ, le ski est un sport individuel, mais la beauté du circuit universitaire est que les gars et les filles se retrouvaient ensemble sur la même montagne pour disputer une compétition par équipe. Les décisions du comité fragmentent tout ça. Ça devient une course civile à laquelle on ajoute un classement universitaire à la fin de la journée.»  

Signe positif pour la saison 2021, les athlètes croient que les montagnes et les clubs de ski vont se ranger derrière eux. «Dans la zone Estrie, tout le monde est derrière nous, tout comme Saint-Sauveur, a affirmé le skieur Louis Pilote. Ces appuis donnent force à nos propos. On doit se battre pour subsister depuis quelques années.»   

Réactions du RSEQ  

Du côté du RSEQ, Gustave Roel reconnaît que la situation n’est pas idéale. «On aurait aimé une plus grande accessibilité et les recommandations sont plus favorables au SQA, mais on s’était engagé à respecter les conclusions du comité, a indiqué le directeur général du RSEQ. L’objectif du comité n’était pas de répondre aux besoins du RSEQ ou de SQA, mais d’assurer le développement du sport. On a vu les changements venir. Dès octobre à l’occasion de leur assemblée générale annuelle, SQA annonçait les changements à venir.»  

«Il faut aussi être réaliste puisqu’on ne compte que sur 80 coureurs, dont 15 du collégial, d’ajouter Roel. On ne peut pas prétendre que le circuit est en santé. Le volume n’est pas là et il y a une possibilité que le circuit disparaisse. Ça fait trois ans qu’on demande que le nombre de coureurs augmente.»