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Une citoyenne dévouée périt dans un accident de la route

Personne ne s’explique pourquoi la femme a pris le volant après une fête chez elle

Anick Joyal roulait seule sur le rang Saint-Michel, aux limites des villages de Saint-Elphège et de Saint-Zéphirin, quand son véhicule a percuté un ponceau (à droite sur la photo) et s’est retrouvé dans ce fossé.
Photo collaboration spéciale, Caroline Lepage Anick Joyal roulait seule sur le rang Saint-Michel, aux limites des villages de Saint-Elphège et de Saint-Zéphirin, quand son véhicule a percuté un ponceau (à droite sur la photo) et s’est retrouvé dans ce fossé.

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SAINT-ELPHÈGE | Une femme de 35 ans qui a péri dans un accident de la route au Centre-du-Québec dimanche était une mère de famille dévouée très impliquée dans sa communauté.

Depuis l’automne dernier, Anick Joyal agissait comme présidente du Club optimiste de Saint-Cyrille-de-Wendover, son village natal du Centre-du-Québec.

« Elle était très dynamique. Elle avait un grand cœur et était toujours souriante. C’était une femme dévouée », commente Isabelle Boisjoli, la trésorière du Club.

Celle-ci encaissait toujours le choc, lundi, après avoir appris le décès de Mme Joyal.

L’adjointe administrative roulait seule sur le rang Saint-Michel, aux limites des villages de Saint-Elphège et Saint-Zéphirin, à 30 minutes de Drummondville, quand son véhicule a percuté un ponceau et s’est retrouvé dans un fossé, selon Stéphanie Jauvin, agente de la Sûreté du Québec (SQ).

Les secours d’urgence sont intervenus vers 0 h 45 et ont pris en charge cette résidente de Saint-Elphège, qui a succombé à ses blessures.

Départ inexplicable

Selon Christiane Gagnon, qui fait partie du Club optimiste de Saint-Cyrille depuis 30 ans, Anick Joyal a pris le volant à la fin du party de Noël où elle a accueilli, samedi, les membres de son CA à sa résidence de Saint-Elphège.

« On ne sait pas pourquoi elle est partie », dit-elle avec tristesse.

Mme Boisjoli ignorait comment le Club optimiste allait rendre hommage à cette mère de famille qui trouvait les moyens de donner de son temps malgré son travail, ses deux ados et les quatre jeunes de son conjoint.

« Elle était très très très occupée. Elle avait beaucoup à cœur les enfants », soutient la trésorière.

Selon Mme Gagnon, Anick Joyal avait déjà occupé la présidence en 2006, mais elle avait cessé ses engagements après avoir rencontré son conjoint.

Elle s’était établie avec lui à Saint-Elphège en compagnie de leur « tribu », le surnom qu’elle avait affectueusement donné aux membres de sa famille reconstituée.

En 2018, elle a été invitée pour le 40e anniversaire du Club optimiste et a de nouveau eu « la piqûre » en renouant avec les siens.

« Elle avait un charisme qui venait nous chercher. Elle était toujours de bonne humeur », ajoute Mme Gagnon.

► La Sûreté du Québec enquête sur les circonstances du décès. Toutes les hypothèses sont évaluées.