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Elle aurait été victime de Rochefort pendant 4 ans

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MONTRÉAL – Une femme de Montréal dit avoir subi le harcèlement du blogueur antiféministe et admirateur de Marc Lépine Jean-Claude Rochefort durant quatre ans. 

«J’ai compris bien des choses quand j’ai appris l’arrestation de Jean-Claude Rochefort. Je me suis dit: “Il est plus dangereux que je pensais”. Cet homme haït les femmes parce les femmes ne répondent pas à ses avances», a déclaré Gabrielle Brisson mardi à TVA Nouvelles. 

L’homme de 70 ans est détenu depuis jeudi dernier parce qu’il aurait fomenté la haine envers les femmes. 

Mme Brisson a connu Jean-Claude Rochefort puisqu’ils étaient voisins d’appartement, il y a 10 ans. Elle ignorait d’ailleurs le fait qu’il avait été arrêté pour des crimes similaires dans le passé. 

«Le harcèlement, c’était sur la rue, c’était à l’intérieur de la bâtisse. Chaque fois qu’il avait la chance de nous rencontrer et de nous dire des méchancetés, il le faisait. Nous avons même décidé de déménager d’endroit pour ne plus le voir», s’est souvenue Gabrielle Brisson. 

Mme Brisson, mariée et mère de famille, a toujours refusé les avances de Jean-Claude Rochefort. Son insistance s’est rapidement transformée en harcèlement, a-t-elle affirmé. Elle a dû se plaindre à la police, qui n’avait cependant pas procédé à son arrestation, a-t-elle déploré. 

«Dans le cas présent, laissons maintenant la justice suivre son cours. Mais j’estime que les femmes sont trop souvent victimes de harcèlement de ce genre, et nous ne sommes pas assez protégées», a affirmé Mme Brisson. 

Sous le couvert d’un pseudonyme, il aurait mis en ligne sur son blogue plusieurs articles faisant notamment l’apologie de Marc Lépine, l’auteur de la tuerie de Polytechnique, au cours de laquelle 14 femmes ont perdu la vie il y a 30 ans. 

Diverses techniques d’enquête ont permis d’identifier Rochefort comme étant l’auteur de ces «textes inquiétants». 

Rochefort, qui est présentement détenu, comparaissait mardi au palais de justice de Montréal. Le Directeur des poursuites criminelles et pénales entend s’opposer à sa remise en liberté jeudi, lors de son retour devant le tribunal.