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Le budget de l'ARTM bondit de 7,5 %

Le budget de l'ARTM bondit de 7,5 %
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MONTRÉAL – Le budget de l'Autorité régionale de transport métropolitain (ARTM), maître d'œuvre du réseau de transport en commun dans le Grand Montréal, bondira de 7,5 % pour atteindre 3,4 milliards $ en 2020, a-t-on appris mardi. 

Ce bond du budget de l'ARTM s'explique avant tout par la hausse des dépenses en exploitation, qui augmenteront de 10 % pour atteindre 2,3 milliards $. Le reste du budget, soit un peu plus de 1,1 milliard $, est attribué aux immobilisations. 

La croissance des dépenses en exploitation se justifie par le montant que devra verser l'ARTM aux quatre gestionnaires du transport en commun du Grand Montréal, soit la Société de transport de Montréal, le Réseau de transport de Longueuil, la Société de transport de Laval et exo, qui gère les services de trains de banlieue et d'autobus dans les villes qui ne sont pas desservies par les trois autres organisations. 

Le montant versé à ces quatre organisations permet de financer leur offre de service et de soutenir leurs dépenses en immobilisation. 

REM et SRB 

Sur le plan des immobilisations, le réaménagement du boulevard Pie-IX, à Montréal, pour implanter un Service rapide par bus (SRB) représente le principal projet de l'ARTM pour l'année à venir. D'importantes sommes sont aussi prévues pour maintenir en état les actifs du réseau en commun et pour étudier divers projets, incluant l'implantation d'un mode de transport structurant sur le boulevard Taschereau, sur la Rive-Sud. 

Par ailleurs, l'ARTM a prévu tout près de 60 millions $ dans son budget pour aménager des voies réservées et ajouter des autobus sur les routes, en raison de la construction du Réseau express métropolitain (REM). Rappelons que le service de train de banlieue sur les lignes Deux-Montagnes et Mascouche s'arrêtera au début de la nouvelle année, en vue de la conversion du tunnel du Mont-Royal pour accommoder le train électrique financé par CDPQ Infra. 

Afin de financer son service, l'ARTM table sur une hausse de 5,7 % de ses revenus tarifaires, générés par une augmentation de l'achalandage (+ 3,7 %) et l'indexation du coût des titres de transports (+2 %), ce qui lui permettra d'engranger 969 millions $. Les contributions des villes grimperont, elles, de 8,3 % en moyenne pour atteindre 924 millions $. 

L'ARTM a également indiqué qu'elle compte continuer à travailler afin de simplifier son cadre tarifaire, qui peut représenter un casse-tête au moment de circuler d'une zone tarifaire à l'autre.