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Un pas de plus vers des examens de fin d’année à l’écran

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Environ 1800 élèves de cinquième secondaire participent à un projet-pilote qui vise à tester un examen de fin d’année en français qui pourrait être réalisé aussi bien sur papier qu’à l’écran.

Depuis deux ans, le ministère de l’Éducation « met à l’essai » dans une soixantaine de classes de français de cinquième secondaire des « projets d’épreuves » ministérielles en écriture qui pourraient être complétées tant au crayon qu’au clavier.

Projet-pilote

Cet hiver, une vingtaine de groupes supplémentaires participeront à ce projet-pilote, toujours sur une base volontaire.

Pour l’instant, les expérimentations n’ont eu lieu que sur papier, mais elles seront éventuellement réalisées aussi à l’écran, indique Bryan St-Louis, porte-parole du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

Un contrat de 90 000 $ vient par ailleurs d’être octroyé pour réaliser le même processus dans des écoles secondaires anglophones.

Mêmes exigences

Les élèves qui compléteront l’épreuve d’écriture à l’écran seront soumis aux mêmes exigences : ils devront réviser et corriger eux-mêmes leurs copies, sans avoir accès à un logiciel de correction, précise le ministère. 

« Par cette démarche, le Ministère veut s’assurer que les changements proposés n’auront aucune incidence sur la qualité de l’épreuve, sur son niveau d’exigence ou sur la performance des élèves », précise M. St-Louis.

Le Québec en retard

Thierry Karsenti, titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les technologies de l’information et de la communication (TIC) en éducation, affirme de son côté que ce projet-pilote représente « un pas dans la bonne direction », même si le Québec est déjà en retard à ce chapitre comparativement à d’autres systèmes d’éducation.

Dans plusieurs pays de l’OCDE, un examen d’écriture à l’écran doit être réalisé dès la 4e année du primaire, indique le professeur de l’Université de Montréal.

« Il faut aussi innover et aller plus loin en matière d’évaluation, plutôt que de reproduire le modèle papier à l’écran », ajoute-t-il.