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Audace ou dépendance?

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Nul ne pourrait reprocher au premier ministre Legault de ménager ses efforts pour la prospérité du Québec. 

Cependant, ses stratégies sont discutables quant au renforcement du nationalisme économique québécois. 

Ses démarches actuelles tendent plutôt à soumettre le Québec au bon vouloir d’étrangers en leur offrant des faveurs financières pour les séduire !

Hollywood PQ

La mission menée par le premier ministre en Californie diffère du genre auquel nous avait habitués son prédécesseur, Philippe Couillard. Ce dernier était généralement accompagné d’un vaste aréopage de gens d’affaires et de conseillers politiques sur lesquels il comptait pour attirer des investissements ou pour favoriser le développement d’entreprises québécoises à l’étranger.

De son côté, François Legault multiplie les sorties sociales avec quelques vedettes québécoises installées à Los Angeles et préfère miser sur lui-même. 

Il espère que ses contacts personnels avec les grandes firmes de productions cinématographiques et télévisuelles, comme Netflix et Walt Disney Company, adoubés d’offres de prêts transformables en subventions, suffiront pour accroître leurs productions au Québec.

Les avantages fiscaux déjà consentis au Québec pour les productions cinématographiques et télévisuelles se comparent avantageusement aux mesures fiscales offertes ailleurs. Les firmes de productions ont l’habitude de fonctionner par projet et la permanence souhaitée par le premier ministre ne correspond pas à leur pratique. 

Ainsi, le prix pour financer des emplois payants pourrait être fort lourd pour les finances québécoises et par conséquent pour les autres travailleurs.

Hydro PQ

Une supplique de même nature a été servie au premier ministre Ford pour que l’Ontario achète l’électricité du Québec. Monsieur Legault ouvrait tout grand les chantiers de construction des prochains barrages québécois à des travailleurs ontariens sans considération pour les règles qui régissent cette industrie.

Au lieu de procéder à la Duplessis et de vendre nos ressources pour une bouchée de pain, notre premier ministre devrait plancher sur une transition économique vigoureuse et typiquement québécoise.