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Le juge donne ses instructions au jury au procès Bebawi

Palais de justice de Montreal
Photo d'archives, Chantal Poirier

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Il reviendra à partir de demain à un jury de déterminer si l’ancien cadre de SNC-Lavalin Sami Bebawi est coupable ou non de fraude et de corruption en lien avec le versement de pots-de-vin en Libye.

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Le juge Guy Cournoyer de la Cour supérieure du Québec a donné mercredi ses instructions au jury au Palais de justice de Montréal. Le jury devrait être séquestré à partir de demain en vue de se prononcer sur cinq chefs d’accusation déposés par la Couronne contre Bebawi.

Dans ses explications mercredi, le juge Cournoyer a insisté sur le fait que le jury devait se prononcer «sans préjugé, crainte,  ou sympathie» relativement à Bebawi.

Le procès de Sami Bebawi s’est échelonné sur six semaines en novembre et décembre.

La Couronne a fait entendre plusieurs témoins, dont son témoin vedette, l’ancien cadre de SNC-Lavalin Riadh Ben Aïssa. D’autres ex-cadres de SNC, un universitaire spécialiste de la Libye et des policiers de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) ont aussi été entendus.

Selon la thèse de la Couronne, Sami Bebawi ne pouvait pas ignorer le versement de pots-de-vin de plusieurs dizaines de millions en Libye en échange de contrats pour SNC-Lavalin.

À preuve, les aveux qu’aurait faits Bebawi à un policier de la Gendarmerie royale du Canada. Selon le policier, Bebawi lui aurait confié avoir été informé du projet d’achat d’un yacht pour le fils du dictateur libyen Mouammar Kadhafi, Saadi Kadhafi, par Ben Aïssa.   

La défense, qui n’a pas présenté de témoins, a plutôt mis l’accent sur des faiblesses dans le témoignage de Ben Aïssa qui selon elle, n’est pas un témoin crédible. Selon elle, Sami Bebawi était tenu dans l’ignorance de beaucoup de choses qui se passaient en Libye. C’est plutôt l’ex-PDG de SNC-Lavalin, Jacques Lamarre qui prenait les décisions, de concert avec Ben Aïssa.