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La redécouverte du bon vieux Shea Weber

Shea Weber lors de l’échauffement avant le match contre les Sénateurs d’Ottawa, mercredi, durant lequel il a amassé son 26e point de la saison.
Photo Martin Chevalier Shea Weber lors de l’échauffement avant le match contre les Sénateurs d’Ottawa, mercredi, durant lequel il a amassé son 26e point de la saison.

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En prenant en âge et dans une ligue de plus en plus rapide, on pouvait s’interroger sur les capacités de Shea Weber qui avait considérablement ralenti depuis deux ans. Après 32 matchs cette saison, force est d’admettre que le capitaine du Canadien tient le coup et se dirige vers l’une de ses meilleures campagnes en carrière.

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Un calcul rapide selon sa production de 26 points, dont 10 buts, permet de prédire une récolte de plus de 65 points pour le colosse de 6 pi 4 po et 230 lb s’il continue sur sa lancée actuelle. Ce qui surpasserait sa saison record de 56 points en 2013-2014 avec les Predators de Nashville.

Contre toute attente, l’arrière au tir foudroyant roule à un rythme d’un peu moins d’un point par match. Parmi les défenseurs du circuit Bettman, il figurait au septième rang avant les matchs à l’affiche jeudi soir.

Grande forme

La recette ? Une préparation adéquate et la confiance. Tout dépend à qui s’adresse la question, le principal intéressé, l’entraîneur ou les coéquipiers.

Pour la première fois depuis la campagne 2016-2017, Weber respire la santé.

« Amorcer le camp et la saison en même temps que tes coéquipiers est un facteur important à considérer. J’ai bénéficié d’une période estivale complète pour m’entraîner et arriver préparé au camp en septembre, a affirmé mercredi soir le défenseur qui a malgré tout connu un lent départ. Il s’est replacé par la suite.

« J’ai évidemment travaillé comme un fou, aussi fort que je le pouvais, a ajouté celui qui s’est relevé de blessures à un pied et à un genou depuis deux ans. Celles-ci l’ont mis sur les lignes de côté durant 74 matchs au total.

« Je voulais être prêt dès le début, comme n’importe quel joueur qui a manqué des camps auparavant. En le vivant, j’ai pu comprendre et ça m’a aidé cette année. »

Constance

Même dans la récente séquence de huit défaites, Weber a mis des points au tableau. Si bien qu’il en a amassé neuf à ses 10 dernières sorties. Il a véritablement trouvé son erre d’aller au tournant de novembre. Coïncidence ou non, c’est lorsque Claude Julien l’a jumelé à Ben Chiarot pour freiner les ardeurs du meilleur trio des Bruins de Boston au Centre Bell dans une victoire durant laquelle son compagnon à la ligne bleue avait inscrit le but vainqueur sans laisser un pouce aux Patrice Bergeron, Brad Marchand et cie.

« On sait ce qu’il a dû traverser depuis deux ans. Il avait commencé la saison passée en retard, s’est remémoré Julien qui avait dû composer avec cette énorme perte.

« Cette année, il a eu la chance de commencer dès le début du camp d’entraînement, a-t-il enchaîné. Il est arrivé en forme et en santé. Ça lui a donné un bon départ. Jusqu’à présent, il est en confiance et joue du gros hockey. Ben [Chiarot], [Jeff] Petry et lui nous donnent de grosses minutes sur la patinoire. En Shea, on voit un bon leader et un bon défenseur. »

Quand le club gagne et qu’il contribue, le grand défenseur ne peut demander mieux. En bon capitaine, il refuse de prendre tout le crédit de son début de saison prometteur. Il préfère plutôt reconnaître le travail d’équipe.

Travail plus facile

Son partenaire, Chiarot, en bénéficie grandement. Loin de croire qu’il occuperait ce poste lorsqu’il a signé son contrat avec le Canadien en juillet après six ans au sein de l’organisation des Jets de Winnipeg, le défenseur gaucher estime que son collègue est une force de la nature.

« Il était l’un des meilleurs défenseurs au monde durant un bon bout de temps. Après avoir subi de douloureuses blessures, les gens et les amateurs redécouvrent cette année le bon vieux Shea qui était parmi les meilleurs défenseurs. Il est encore une brute à 34 ans.

« Il a encore cette vision pour sauter sur l’occasion à l’attaque, a-t-il poursuivi en notant cette incursion en zone ennemie menant à son but à Pittsburgh, mardi soir.

« Son tir est toujours aussi dangereux. Les joueurs adverses le craignent encore beaucoup. Tant et aussi longtemps qu’il voudra jouer, Shea sera toujours une arme de prédilection pour une équipe avec son tir, son intelligence du jeu et son flair offensif au moment adéquat.

« Il rend la tâche de ses coéquipiers plus facile sur la glace, notamment la mienne, a souligné Chiarot en souriant. C’est simple, c’est comme jouer dans un carré de sable ! »

Après trois victoires de suite, et deux en deux soirs, le CH avait décrété une journée de congé jeudi. Les joueurs ont visité les enfants de l’hôpital Sainte-Justine et de l’hôpital de Montréal pour enfants. Voir textes et photos en pages 74 et 75.

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